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La moto me réconcilie avec l'Asie - 16 Aout 2002 – Cyril


Je n'étais allé qu'une seule fois en Asie, c'était en Aout 2000, j'avais passé 3 semaines au Viet-Nam. J'avais gardé un souvenir exceptionnel de ce pays, où je m'étais d'ailleurs mis en tête l'idée de faire un tour du monde un de ces jours prochains.
"J'y penserai sérieusement, peut être après mon C.S.N.E...", m'étais-je dit.

Un des meilleurs souvenirs que j'avais gardé était la "Grande Boucle", un parcours de 8 jours en moto dans le nord Viet-Nam, partant de Hanoi et y revenant en train. Qu'est ce que j'avais reçu comme joie, sourires et rires! J'en avais pour 2 ans! Bref, je m'attendais à retomber dans la même ambiance tout de suite. Pas du tout.
C'est dur de passer des pays d'Amérique latine à l'Asie, elle est si différente, il faut un temps d'adaptation pour s'y faire. Il faut dire que j'ai atterri à Jakarta (les grandes villes Asiatiques ne sont pas en général l'attrait principal du voyageur), que j'ai suivi ça par 2 jours de bateau assez spéciaux. Sans tenir compte de mes jugements négatifs du début (regrettant un peu l'Amérique Latine), je me laisse le temps de me faire séduire à nouveau par ce continent plein de merveilles.

Nous voilà arrivés enfin dans la campagne, les gens sont moins froids, ils nous renvoient presque toujours notre sourire par un des leurs, un peu timide mais franc. Nous décidons de louer une moto, j'en meurs d'envie. Une petite 100 cc devrait suffire, nous la payons 45 000 roupies, environ 6 Euros.
Et c'est là que je me suis réconcilié avec l'Asie: les sourires des gens, les paysages fantastiques, la sensation de liberté de la moto! Comme c'est mieux.
Le voyage peut vraiment commencer, je sais que j'apprécierai chaque minute ici!

Tant de sourires ! - 18 Aout 2002 - Cyril


J'ai dans ce pays un plaisir quotidien: recevoir des sourires. Ce soir et pour longtemps encore, Il suffit que je ferme les yeux et des centaines de visages m'apparaissent à l'esprit, tous souriants! Les indonésiens sont très chaleureux, ils répondent très facilement aux sourires qu'on leur envoie, et comme je souris tout le temps et à tout le monde, c'est génial!

En général ce sont les petites filles qui me font craquer. Dès que j'en vois une qui me sourit de son meilleur sourire, j'ai envie de la photographier ou de m'arrêter pour discuter avec elle, histoire d'en profiter un peu plus. Combien de fois en moto je me retourne sur un visage que je n'ai vu qu'en passant, en disant à Nico: "Ai ai ai, tu as vu ce regard!". J'hésite à freiner et à faire demi tour, mais on continue.
Les fillettes sont moins timides que les garçons, elles sourient plus facilement, mais elles sont plus peureuses que les garçons quand il s'agit de les approcher. Quand elles sont entre copines, c'est pire que tout, elles sourient puis s'enfuient en courant. Ces sourires que l'on reçoit sont spontanés, francs, joyeux, généreux, expressifs et pleins de jeunesse. Elles sont vraiment adorables.
Parfois nous nous observons de loin, la fillette se cachant derrière ce qu'elle peut trouver, souvent ses mains. Elle s'amuse de me voir s'intéresser à elle, se demandant pourquoi. En effet, je cherche toujours à capter son regard, car c'est à travers les yeux que passe le plus d'émotions liées au sourire. On y voit l'intelligence et la joie de vivre: ces yeux noirs sont incroyables.

Contrairement à certains pays d'Amérique Latine et centrale, les Indonésiens adorent qu'on les prennent en photo, c'est une sorte d'honneur qu'on leur fait. Cependant, toutes les photos que l'on pourrait prendre ne pourront jamais vous transmettre ces émotions, quel dommage!
Et bien, faites comme nous, venez vous promener en Indonésie, vous comprendrez et vous adorerez aussi! Je peux vous le garantir, ils sont sympas avec tout le monde!

On dort dans une famille Toraja - 19 Aout 2002 - Nico

C'est pratique de se balader avec Vincent et Dolly, on peut continuer à rencontrer les gens, à parler avec eux et même à vivre avec eux. Il suffit qu'on dise à Vincent qu'on voudrait rencontrer une famille Toraja pour qu'un quart d'heure plus tard la femme du chef du village nous invite chez elle.

Comme partout, nous sommes reçus avec le thé ou le café. Nous prenons le temps de parler de nous et de nos familles assis par terre sur une natte. Je tâche de m'expliquer en casant les quelques phrases d'indonésien que j'ai apprises sur le bateau, pendant que Cyril fait des tours avec ses mains.

La mère de famille nous cuisine ensuite un repas pour le soir que nous mangerons bien sûr avec les doigts assis sur la même natte. Le père de famille nous sert la Tuak (alcool de palme fermenté en une journée). Nous discutons ainsi pendant plusieurs heures et pour finir la soirée, nos hôtes nous offrent leur lit pour la nuit. Impossble de refuser, cela fait partie de l'accueil chez les Toraja.



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