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Balade
sur la plage à Livingstone avec Aymerie et Sandrine
- Mercredi 19 Juin - Nico

Ce
matin, nous prenons le petit déjeuner à la terrasse d'un
café en compagnie de deux jeunes toulousains, Aymerie et Sandrine.
Voilà maintenant trois semaines qu'ils vivent à Livingstone.
Ils sont donc bien habitués à l'ambiance reggae de la ville.
Nous les écoutons nous raconter comment ils ont connu le "vieux
qui chantait hier", et nous regardons les gens passer dans la rue.
Le style Rasta est unanime, les dread locks, bonnets à la Bob Marley,
sagging (short extra large porté sous les fesses laissant donc
apparaitre le caleçon à moitié). Partout on propose
à Cyril de lui faire des mini tresses sur ses cheveux longs, ça
aurait pu être drôle. On nous propose également de
la marijuana à tous les coins de rue. La population vit vraiment
toute l'année dans la culture rasta !
Nous décidons ensuite d'aller nous balader tous les quatres sur
la plage. Là, il n'y a que des locaux. Les cabanes de bois donnent
directement sur la mer, aux pieds des cocotiers. A chaque fois, nous saluons
les habitants, nous allons voir les pêcheurs matinaux qui reviennent
les filets pleins de poissons. On se croit plus dans les Antilles qu'au
Guatémala. Au bout d'une heure de marche, nous arrivons sur une
belle plage de sable blanc. L'eau est véritablement chaude, je
crois bien que c'est l'eau la plus chaude que nous avons depuis le début
du voyage. Nous en profitons donc pour nous baigner avant de rentrer et
prendre notre bateau pour Puerto Barrios. Ce soir nous rentrons chez Guy
et Rita.
"village-enango" et compagnie - jeudi 20 Juin - Cyril

Durant
le voyage, nous avons rencontré des noms de ville super originaux,
dur à dire au début mais qui sonnent trop bien une fois
qu'on sait les dire.
Je citerai les exemples suivant: Sainghin-en-Mélantois en France
(non, c'est une blague, ça c'est le nom de mon petit village) -
Cochabamba en Bolivie - Bucaramanga, Zapatoca, Aracataca en Colombie -
Tegucigalpa en Honduras...
Ici au Guatemala il y en a une concentration incroyable, quelle imagination
ils avaient ces Mayas (les surnoms sont entre parenthèse): Quezaltepeque,
Chiquimula (Chiqui), Chimaltenango (Chimal), Chichicastenango (Chichi),
Mazatenango, Quezaltenango (Xela, prononcer "sheila"), Huehuetenango
(Huehue), Coatepeque, Malacatán, Sacapulas, Guazacapán.
Trop sympa, non?
Le Mexique aussi sera pas mal avec ses noms: Chichén Itza, Uxmal,
Oaxaca, Tuxtla Gutiérrez, Coatzacoalcos, Tuxtepec, Tehuacán,
Cuernavaca, Guadalajara, Zacatecas. Et certains qu'on connait: Acapulco,
Chihuahua, Durango... Mais c'est une prochaine aventure!
Des gens super qu'on ne connaitra jamais - Vendredi 21 Juin - Cyril

Je
vous avais déjà fait partager une petite frustration que
j'avais ressentie en visitant ces pays fabuleux: ne pas pouvoir y rester
plus longtemps pour mieux les connaître. Maintenant j'ai la même
petite frustration vis à vis des backpackers qu'on rencontre.
Les "voyageurs au sac-à-dos" viennent de tous les pays:
Europe (principalement des allemands, anglais, hollandais, belges, espagnols,
italiens, norvégiens, finlandais,français), Amériques
(Canada, USA, Brésil, Argentine principalement), Australie, Israel,
Afrique (sud-africains) .
Ils ont des caractères communs qui font qu'ils s'entendent tout
de suite bien. La plupart sont super ouverts et très flexibles.
Ils ont une soif de connaitre "l'autre", de s'enrichir des expériences
d'autrui. Ils n'ont aucun préjugé (ni culturel, ni d'apparence
physique) et attendent de voir pour juger personnellement. Ils n'ont que
peu d'intérêt pour les aspects matériels de la vie
et s'ils sont aisés financièrement, ils restent discret
à ce propos car ils ont appris à ne pas considérer
cela comme une qualité. Ils sont simples et ne cherchent à
impressionner personne. Ils sont en général souriants, polis
et courtois. Ils sont les premier à donner un coup de main. Ils
profitent de leur voyage en étant partant pour toute proposition
attayante, ils attrapent les opportunités au vol. Ils prennent
leur temps, ils savourent chaque instant de leur voyage, que ce soit pendant
les grandes manifestations (ex: carnaval au Brésil) comme les plus
insignifiantes (une mère qui s'endort dans un bus en allaitant
son enfant, qui lui aussi s'endort).
Des gens comme ça, nous en rencontrons tous les jours. Nous discutons
et faisons connaissance une journée, peut-être deux, puis
nos chemins se séparent. Nous gardons leur e-mail au cas où
nos chemins se croiseraient encore une fois... mais en sachant chacun
que ce sera difficile, car la vie est ainsi...
Et le voyage continue.
La ville coloniale d'Antigua - Vendredi 21 et Samedi 22 juin
Nico

Nous
attendons toujours notre appareil photo par la poste... en attendant,
nous avons le temps de partir nous balader sur l'Altiplano, dans la partie
Ouest du Guatémala. Nous reprenons nos petits sacs à dos
prêtés par Guy et Rita et nous partons pour une dizaine de
jours.
La première étape est Antigua, l'ancien capitale du Guatémala,
ville à l'architecture coloniale et aux mille couleurs. Sur la
route entre Guatémala City et Antigua, alors que nous nous élevons
en altitude, nous voyons apparaître de plus en plus de costumes
traditionnels. Les femmes portent des jupes et des chemisiers de toutes
les couleurs ; elles ont vraiment le type "indien". Dans le
bus les gens parlent entre eux dans leur langue maya (il y en a une trentaine
différentes au Guatémala).
A Antigua, toutes les rues sont de style colonial.
Nous trouvons rapidement un hôtel et nous partons nous imprégner
de l'atmosphère de cette ville. Le matin, dès l'aurore,
les marchés s'installent sur les places, et les étalages
de tissus, nappes et vêtements traditionnels colorent la ville.
Une femme portant un panier de fruits sur la tête et un bébé
dans le dos me croise en souriant, j'aime bien cette ambiance. Dans les
magasins, je discute avec les gens. On parle du Guatémala, du mondial
de foot, de la France. Antigua est tout de même une ville fort touristique.
Il y a un nombre impressionnant d'écoles d'Espagnol.
Les européens et les américains arrivent en masse pour apprendre
la langue pour un prix dérisoire. Plus tard, je rencontre Leonel,
qui travaille dans un des nombreux cyber cafés d'Antigua. Il a
un appareil photo numérique et propose de prendre quelques photos
de la ville pour le site internet, sympa non ?

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