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L'appareil photo numérique nous lâche... - Samedi 8 juin - Cyril


Jusqu'à aujourd'hui nous avions eu vraiment de la chance pour le voyage : aucun vol, aucune casse, pas de problème de santé. Bon, Nico a été malade une petite semaine mais sans gravité, ses infirmières boliviennes s'étaient bien occupées de lui.

Voilà aujourd'hui que nous arrive la gourde. Sans raison apparente l'appareil photo décide de ne plus faire son boulot. Allez donc comprendre les machines. Zut, comment on va faire pour le site, pour les souvenirs... Cet appareil photo nous avait été donné par notre sponsor Lafuma, comment va-t-on s'arranger ? Vite on appelle notre contact chez eux et on leur explique le problème. Nous avons vérifié les prix ici, le premier appareil est hors de prix. Quelle chance, ils décident de nous appuyer à fond pour le projet, ils nous renvoient un autre appareil.
Trop génial, comment on aurait fait sans eux ? Merci 1 000 fois Lafuma de nous permettre de continuer le voyage, continuer l'aventure !

Peur des pluies à Tegucigalpa - Dimanche 9 juin - Nico


Le journal quotidien du Honduras titre aujourd'hui "encore six morts dans le fleuve de Tegucigalpa".
Les pluies torrentielles de la saison tuent tous les jours des enfants et des adultes dans les vagues de crues du fleuve. Les tonnes d'ordures jetées à l'eau forment petit à petit des barrages qui lachent sous la pression des eaux de pluies. Les vagues sont alors très puissantes, elles emportent tout sur leur passage.

Hier, on nous racontait qu'une mère est morte ainsi en tentant de rattraper son enfant emporté lui aussi. A cette période de l'année, il peut y avoir une pluie tropicale tous les soirs. Les gens sont inquiets car impuissants devant ces phénomènes méteo. Les habitations en bordures des cours d'eau sont inadaptées aux vents violents, pluies et vagues d'ordures !
Le souvenir du cyclone Mitch marque encore la mémoire des gens. Ici au Honduras, il a tué des centaines de gens et laissé beaucoup d'autres sans toit. Un cyclone dans les caraïbes se manifeste par des pluies, crues et vents pouvant détruire habitations et plantations au Honduras. Les habitants nous en parlent comme un phénomène terrible, ils le craignent mais ne peuvent pas prendre d'autres mesures que des campagnes de prévention expliquant aux gens qu'il est dangereux de continuer à jeter des ordures à l'eau.

Les ruines de Copán, Honduras
- Dimanche 9 juin et Lundi 10 juin - Nico

Cette fois nous partons enfin pour Copan, c'est vrai un peu tard mais la fête de la veille nous a retenu au lit... Nous arrivons vers 17 heures et notre habituelle recherche d'hôtel "pas cher et sympa" commence.
Il faut croire qu'on a le chic pour trouver des bons plans parce que cette fois encore nous sommes très contents de notre choix. Remarquez, on aquiert aussi de l'expérience en voyageant !

Le village de Copan déteint vraiment par rapport à tout ce que nous avons pu voir ces derniers temps. Le style colonial et la propreté des rues lui donne une atmosphère de tranquillité. Nous allons au moins rester deux jours pour nous reposer, c'est décidé. A un kilomètre d'ici se trouvent les fameuses ruines mayas de Copán. Les premières de notre périple ; nous arrivons en effet aux portes du monde Maya et ce site est un des plus beaux d'Amérique centrale.

Le lendemain nous visitons donc cet ensemble très bien conservé de 16 temples et structures à dimension humaine. Nous avons forcément une pensée pour le Machu Picchu que nous avons vu au Pérou. Après avoir passé du temps au sein de la civilisation inca, nous voici à présent chez les mayas sur leur pyramides étagées !
Les ruines de Copan sont encore en très bon état quand on imagine que l'ère maya s'acheva au 10e siècle et qu'aujourd'hui - la végétation nettoyée - on peut encore monter sur les pyramides et lire les détails des inscriptions sur les stèles. Ces dernières sont de grandes pierres sculptées et érigées à la mémoire d'un roi, d'un prêtre ou d'un ancêtre. On y distingue aisément les habits de l'époque ainsi que les armes et couronnes. Après avoir fait le tour, nous restons assis un moment dans l'herbe pour nous imprégner de cette atmosphère mythique puis nous repartons vers le village.

Le Rio Dulce chez Guy et Rita - Mercredi 12 juin - Nico


Gilbert et Béa du Costa Rica nous ont donné une bonne adresse au Guatémala : le Rio Dulce ! Ils ont de très bons amis qui ont un bateau là bas et qui pourront très certainement nous recevoir.

De Copán, nous prenons donc la route pour le Rio Dulce sur la côte Caraïbe du Guatemala. Après une demi douzaine d'heures en bus et une frontière de plus, nous arrivons sur le pont qui enjambe le fleuve. Nous sommes alors au pied du lac Izabal.
De là, nous appelons à la radio Guy et Rita car ils n'ont pas le téléphone. Ils vivent dans une petite maison en bois, à côté de leur bateau, située sur une rive inaccessible par la terre. Guy viendra donc nous chercher en annexe à moteur pour nous ramener dans son petit paradis.

Là, ils sont vraiment tranquilles. A deux minutes en bateau du village, il n'y a personne pour les déranger. Rita nous montre notre chambre dans leur maison sur pilotis et Guy nous propose un petit Rhum sur la terrasse. Quel plaisir ! Les colibris chantent et nous narguent alors que nous échangeons déjà sur notre voyage et le Guatémala. En quelques minutes nous avons l'impression d'être chez des amis de longue date. Rita nous prépare un délicieux repas... encore une fois on essaye de réaliser la chance qu'on a de rencontrer des gens comme cela ; ce soir on rit, on se détend, on est vraiment bien !

Les plantations d'Héveas - Vendredi 13 juin - Nico


De chez Guy et Rita, il y a parait-il une balade sympa a faire jusqu'à la plantation d'Hévea, l'arbre dont la sève nous donne le caoutchouc !
Nous chaussons donc nos chaussures de marche et nous commençons à grimper la colline sous la chaleur matinale. Heureusement, avant d'arriver au sommet nous découvrons une piscine naturelle dans le cours d'un ruisseau. Nous nous baignons pendant une demi-heure avant de repartir vers le mirador qui nous offre une vue magnifique sur le Rio Dulce, le pont et le début du lac Izabal. De là commencent les premières plantations d'Héveas.

Sur une centaine d'hectares, les arbres forment une forêt régulière entre lesquels on peut circuler pour aller récupérer la fameuse sève. Les travailleurs ont taillé sur chaque tronc une petite rainure (la saignée) au bout de laquelle ils ont fixé un godet de plastique pour récupérer le liquide qui en coule. La plupart sont déjà pleins d'un liquide blanc gélatineux et élastique. Cyril en récupère vite un morceau ; il a entre ses mains du caoutchouc brut ! La plantation s'étend ainsi à perte de vue, inutile donc d'aller jusqu'au bout.
En plus, la chaleur est vraiment accablante et je n'ai qu'une envie : plonger dans le Rio devant chez Guy et Rita. L'eau à près de 35 degrès nous rafraichira à peine.

El Castillo de San Felipe y el Paraiso - Samedi 14 Juin - Nico


Aujourd'hui nous partons pour la visite du Chateau San Felipe situé sur un des étranglements du Rio à l'entrée du lac Izabal.
Cette forteresse, plusieurs fois détruite et reconstruite, servait à l'origine de défense contre les pirates qui venait piller les navires du lac. Aujourd'hui, c'est un petit château de bois et de pierres qui vaut vraiment la peine d'être visité. Nous en profitons pour nous baigner dans le lac, car la chaleur extérieure est rude. L'après midi, nous allons vers la Finca Paraiso célèbre pour ses chutes d'eau chaude.

Un camion nous dépose donc à l'entrée de la propriété et nous rejoignons à pieds la cascade. Il n'y a plus qu'une chose à faire... se jeter à l'eau, mais pas trop vite, il parait que c'est chaud. En effet, pour une fois j'aurais préféré de l'eau fraiche, mais le phénomène est étonnant ; plus on se rapproche des chutes, plus l'eau devient chaude et plus il y a de fumée. Pourtant la rivière est froide en amont si bien que nous jouons avec les jeux de température; parfois il faut nager sous l'eau pour ne pas se bruler en allant dans une grotte.
Nous y resterons une bonne partie de l'après midi et avant de repartir nous n'oublierons pas de marcher jusqu'à la source naturellement chaude.

Le pied trop top super mega cool génial - Dimanche 16 Juin - Cyril


Voici un petit paragraphe pour les hispanophiles, ceux qui seraient intéressés par la langue castillane.

Depuis que nous sommes dans les pays de langue espagnole, je me fais un plaisir de noter les régionalismes et les particularités linguistiques de chacun des pays. Pour ceux que ça intéresse, voici comment on dit "génial", "super" ou autres synonymes de "trop bien" dans les différents pays d'Amérique latine ou centrale. Attention certains de ces termes peuvent être vulgaires dans d'autres contextes.

Espagne: "de puta madre" ; Argentine: "Bárbaro" ; Colombie: "Chevere" ; Costa Rica: "Pura vida" ; Nicaragua: "Pijudo, diacachimba, diaverga" ; Honduras: "Todo Cheque, a verga"; Mexique: "Padrísimo, de poca madre". Amusez-vous bien !!



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