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Pérou - du 17 mars au 03 avril 2002


Drapeau
Population 27 012 899 habitants (est. 2000)
Densité 21.02 hab./km²
Superficie 1 285 216 km²
Capitale Lima
Principales villes Arequipa, Lambayeque, Trujillo, Chiclayo, Callao, Chimbote, Piura, Cuzco, Huancayo, Iquitos, Sullana, Pucallpa
Point culminant Nevado Huascarán 6 768 m.
Langue(s) officielle(s) Espagnol, Quechua
Langue(s) parlée(s) Espagnol, Quechua
Monnaie Sol
Statut République
Pays voisins Equateur, Colombie, Brésil, Bolivie, Chili


Le portrait : "Jose Mamani", la nature au quotidien - Ile d'Amantani, Pérou


80% de ce que sa famille mange vient de ses champs, de son potager ou de ses animaux (pour la viande); tout ce qui est fait de bois chez lui (fenêtre, lits, planchers...) vient des Eucalyptus du jardin qu'il a coupé et taillé; Tout ce qu'il vend comme artisanat est une élaboration d'une matière première qu'il prend à l'état brut: chapeaux péruviens, écharpes, sacs et ponchos.. faits de laine de ses moutons par exemple.
Il fait pousser aussi des fleurs, qu'il troquera au marché de Puno pour acquérir ce qui lui manque sur l'île: sel, huile... Jose Mamani a vraiment un contact particulier avec la nature: un contact quotidien, qui lui permet de "vivre". On avait sûrement ce contact là dans les campagnes françaises il y a 50 ou 60 ans... quel retour en arrière.

Son travail est rythmé par les saisons et les récoltes. Préparer la terre, semer, faire pousser et récolter: c'est un travail qui est difficile puisque les uniques outils qu'il a sont ceux qu'il s'est fabriqués à la main. Pas de machines ici. Comme tout paysan, Jose Mamani est très courageux, le dur labeur et la fatigue physique ne lui font pas peur.
Le métier s'apprend donc de père en fils: cultiver la terre en faisant des rotations de culture. Comme nous le disons dans l'article sur Amantani, il existe un esprit de solidarité sur l'île, tout le monde s'aide, mais le travail reste en majorité familial.

Malheureusement pour lui, il se retrouve avec 4 filles, on verra comment il s'arrangera pour la suite. Sûrement un gendre reprendra les terres... En effet, les terres familiales sont l'unique richesse qui ne varie pas à travers des années. Il peut y avoir de mauvaises récoltes, mais elles sont rares: la pluie est abondante et régulière sur Amantani. Finalement, étant donné que leur vie dépend tant que ça de la nature, on comprend assez facilement qu'ils croient en la "Paccha Mama", la "Terre Mère", et qu'ils la respectent de si belle manière. Bel exemple d'osmose entre l'homme et la nature, une fois n'est pas coutume...




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