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C'est reparti pour un tour ! - Mercredi 2 Octobre - Cyril


J'ai vraiment apprécié ces 10 jours dans ma famille, le mariage et les joies qui s'y rattachent.
Pendant cette courte période qui a coupé le tourdum' en deux, je n'ai pas été "décalé" comme je croyais l'être. Si je devais reprendre le rythme de vie "à l'européenne", je ne pense pas avoir trop de mal à le faire.

Cette coupure m'a simplement fait sentir en "avant-première" ce que je ressentirai dans 3 mois, la fin du voyage. Elle m'incite à encore plus en profiter, c'est ce que je vais faire, croyez moi.
Je n'ai pas perdu mon temps en France: j'ai fait les comptes depuis le début du voyage, nous sommes dans la balance, comme prévu.
J'ai revu toute la famile (cousins, oncles et tantes, grands-parents), les amis de la famille et même les autres pendant le mariage, puis j'ai revu aussi mes amis proches, ils se reconnaîtront.
J'ai même trouvé pendant ce retour mon futur boulot... au Brésil! Et oui, j'y retourne, à ma plus grande joie vous pouvez vous imaginer. Vers le 15 Janvier je repars!

Mais avant le Brésil, il me reste le Cambodge, le Laos, l'Inde à visiter: des pays qui m'attirent énormément. Allez, je repars! Je quitte la maison pour me retrouver chez moi, ou plutôt dans mon univers, celui du voyage...

Enfin, le Cambodge !
- Vendredi 4 Octobre - Nico


Nous partons tôt ce matin en minibus vers la frontière. C'est vrai, l'agence qui nous a vendu notre billet nous avait promis une place dans un bus VIP super luxe, mais nous ne nous étonnons plus de toutes les arnaques à touristes, et surtout à Bangkok !
Tout cela nous donne tout de même bien envie de fuir le monde touristique et nous perdre à nouveau dans la campagne au milieu des gens accueillants et souriants. Courage, dès ce soir nous y serons !

En attendant, nous déjouons la dernière arnaque en refusant d'acheter le visa à l'endroit qu'on nous indique et en allant l'acheter à la frontière où nous gagnerons presque 20%. Il faudra tout de même négocier une demi-heure avec le chauffeur pour qu'il daigne nous emmener jusqu'à l'immigration.
La ville frontière s'appelle "Poipet". Etant l'unique passage terrestre entre la Thailande et le Cambodge, c'est un lieu de trafic en tout genre. Les douaniers, payés une misère, acceptent parait-il tous les backchiches. A peine le pied posé à terre que des dizaines d'enfants et mendiants viennent nous supplier pour quelques baths. Il faudra ensuite une demi-heure pour trouver un moyen de transport raisonnable pour Sisophon. La route n'est plus goudronnée, les trous et les cailloux nous rappellent les transports en Bolivie ou au Nicaragua ; c'est incroyable comment une frontière peu changer à ce point les deux mondes qu'elle sépare.

Nous sommes attendus ce soir chez Grégoire, un ami d'enfance en mission d'un an à Banteay Chhmar. De Sisophon, nous avons encore deux heures de piste (car par chance la terre est sèche) avant de pouvoir le retrouver.
Nous négocions alors deux motos avec chauffeurs pour nous emmener là bas ce soir. Il est déjà 16 heures et nos conducteurs savent qu'ils devront rentrer de nuit. Une fois en selle, nous laissons derrière nous la dernière petite ville digne de ce nom. Dorénavant nous ne verrons que quelques maisons sur le bord de la route, entre les rizières. Les habitants sont là dehors pour nous saluer, les enfants qui rentrent de l'école crient "hello" à notre passage, les paysans rentrent du travail sur leurs chars à boeufs pendant que les autres se baignent dans les rizières inondées.

Pendant deux heures nous ne cesserons pas de sourire et d'agiter notre main en réponse. Le paysage sous la lumière rasante du soir est spectaculaire. Dire que Grégoire est complètement perdu là bas à l'autre bout du monde. Il ne nous attend plus vraiment car il n'a pas internet, pas de téléphone, nous n'avons pas pu le prévenir de notre retard. Quel plaisir quand nous le retrouvons enfin dans la seule maison "en dur" du village... nous avons tant de choses à nous raconter.

Greg et ses "Enfants Du Mékong" - Samedi 5 Octobre - Nico


Grégoire est en poste ici depuis maintenant un an. Il est volontaire bénévole de l'association "Enfant du Mékong".
Lorsque nous l'avons retrouvé hier, il était d'ailleurs entouré de bambins à la tête ronde et au sourire jusqu'aux oreilles. Ce sont ceux des voisins, ils habitent des maisons de bois sur le bord de la route. Dans son centre, il tâche de les accueillir, de leur proposer des jeux et des animations. Il a organisé par exemple des cours de danse moderne et traditionnelle. C'est l'occasion d'embaucher des professeurs et d'occuper les enfants qui passent en scène à chaque fête du village.

Nous tombons bien, nous pourrons les applaudir demain lors de la fête des morts bouddhiste. Deux soirs par semaine, ils viennent aussi tous pour regarder Tom et Jerry à la télévision. Tous ces projets sont uniquement financés par des dons à l'association.
Un autre objectif d'EDM (Enfants du Mékong) est d'aider ces familles qui ne vivent que du faible revenu des rizières, à scolariser leurs enfants. Grégoire connait maintenant tout le village. Il sait quelles sont les familles qui n'ont pas les moyens d'envoyer leurs enfants à l'école ou qui sont obligés d'interrompre leur scolarité car l'école secondaire est bien trop loin. EDM propose alors à des familles françaises de parrainer un enfant jusqu'à la fin de sa scolarité. Il s'agit de donner à un enfant et à sa famille une vingtaine d'Euro par mois pour lui permettre d'aller à l'école et peut-être au collège et au lycée, voire exceptionnellement à l'université. Le parrain reçoit régulièrement des lettres ainsi que les notes de son filleul.

Plusieurs enfants de Banteay Chhmar sont déjà parrainés, Grégoire nous parle de chacun de ces enfants, il nous explique comment ce parrainage les a aidés. Nous même, au milieux de ces petites têtes souriantes, nous craquons. Cyril voudrait déjà tous les parrainer ! Nous espérons vraiment qu'EDM pourra les aider en leur donnant la chance d'aller à l'école.
Pour plus d'informations sur l'association, présente également en Thailande, au Vietnam et au Laos, vous pouvez consulter le site www.enfantsdumekong.com



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