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¡¡ Génial LAFUMA !! - Mercredi 5 Juin - Cyril


Cette nuit j'ai vraiment pensé à notre sponsor Lafuma, laissez moi vous expliquer pourquoi.
Nous avons embarqué à 1h00 du matin dans le bateau, alors que la pluie commençait à tomber. Il y avait des éclairs depuis 18h00 du soir, nous avons trouvé le ciel particulièrement chargé en électricité, comme la veille (nous baignant dans le lac sur la plage de Santo Domingo, nous nous étions crus dans une vrai boite de nuit ! Superbe !).
Bref, la nuit sera agitée, nous le sentons tous les deux.

En montant dans l'embarcadère, nous passons rapidement le premier niveau : il y a une vraie odeur de "fauves", de "bestiaux", de ce que vous voulez en fait, mais ça pue trop pour y rester plus longtemps ! Je n'exagère pas ! Le bateau arrivait de la ville de San Ramon, de l'autre côté du lac (au Sud-Est pour ceux qui nous suivraient avec une carte en main). Il faisait une pause sur notre île (Ometepe, pour ceux qui ont lu en diagonal les articles précédents) puis partait jusqu'à Granada, notre destination. Il était déjà aux 3/4 plein depuis 4 heures : les gens étaient déjà allongés sur les bancs, sur le sol et dans les allées. Nous passons rapidement aussi le deuxième niveau, on se retrouve sur le pont à allonger notre tapis de sol. L'endroit nous semble parfait, nous sommes à l'abri, protégés par une bâche, et l'air est frais. On déchante assez rapidement, lorsque la pluie commence à tomber plus fort. Le vent pousse les gouttes dans le bateau et en deux secondes le pont ruisselle d'eau.

Embêtés d'être mouillés, nous nous levons. Nous commençons par recouvrir les sacs de notre protège-sac (en sorte de Kway : très utile) puis nous les pendons au plafond avec du bout (que tout voyageur prend soin de ne jamais oublier), ainsi ils ne seront pas mouillés. Maintenant la grande question est la suivante : "Et nous, où va-t-on se mettre?". Pas question de rentrer à l'intérieur, l'odeur et intenable. Les gens dans les hamacs sont bien, on les envie. Nous restons debout pendant 20 minutes ne sachant que faire. Nic' se décide, il va se coucher sous la pluie un peu plus faible, sur une caisse un peu en hauteur. Je reste assis, je suis indécis. Au bout de 10 minutes, la pluie est moins forte et je vois Nico qui a l'air trop bien, allongé. Il nous reste 3h30 de trajet, je décide de faire pareil, mais directement sur le sol. Tant pis, on sera trempé, mais ça séchera.
Et c'est là que je remercie Lafuma. Nous nous sommes mis dans leur sur-sac-de-couchage, imperméable et en Goretex. Je commence à m'endormir quand j'entends que la pluie est devenue très forte, puis encore plus forte puisque le vent monte lui aussi. Le grand bateau qui ne tanguait pas du tout se met à bouger. Je me souviens alors que nous sommes sur un lac: la tempête fait rage. J'entends Nic qui doit quitter son perchoir, il est trop exposé et doit descendre. En sortant de son sac, il se trempe entièrement. Moi je suis bien dans le mien, je ne bouge plus...

...Suite "¡¡ Génial LAFUMA !!" - Mercredi 5 Juin – Nico


Quelle pluie de folie ! Le pire, c'est l'eau qui ruisselle à torrent sur le sol, sur le matelas, je suis trempé.

C'est la deuxième fois que je teste l'imperméabilité du sursac en gortex... cette fois j'ai peut-être réussi à dormir une heure sous la pluie, mais j'ai engouffré au moins un litre par l'ouverture. En sautant d'urgence par terre depuis le haut de mon contenaire jusque sur le pont, je découvre que Cyril est lui aussi emmitouflé dans son sursac Lafuma. Le malin a fermé complètement l'ouverture, c'est limite si je devine où est sa tête. Les gens sont ahuris de nous voir ainsi dormir sous la pluie... et Zizou qui continue. Je ne sais pas s’il ronfle, mais il dort sous la tempête. Vite l'appareil photo, ça mérite bien d'immortaliser ce moment de folie.
Quant à moi, je n'ai plus le choix : mon matelas et mon sursac dégoulinants sous le bras, je rentre dans la cabine du bateau... l'odeur d'animaux, de poubelles, de je ne sais quoi est insoutenable. Il n'y a même plus une place sur un banc pour m'asseoir, je ne peux plus rester là je vais être malade. Je retourne donc voir Cyril : il n'a pas bougé.

Allez, je décide de le rejoindre, je cours sous la pluie, me jette sur mon matelas juste à côté de lui et le plus vite possible je rentre dans le sursac. Trop tard, mon T-Shirt est à tordre, j'entends Zizou qui éclate de rire en dessous de son sac, à mon tour d'avoir un fou rire... Quelle nuit de merde ! Je lui explique que je suis trempé mais que dans le bateau, la puanteur est atroce ! Il me répond qu'il est sec. Bon, ce n'est pas la peine de rester, je préfère sortir et tordre mes vêtements... Il est quatre heures du mat et les deux heures qui vont suivre jusqu'à notre arrivée à Granada seront longues... debout au milieu de ce couloir nauséabond.

...Suite et fin ¡¡ Génial LAFUMA !! - Mercredi 5 Juin - Cyril et Nico

Nous profitons de l'article pour remercier LAFUMA de nous avoir fait confiance et de nous avoir donné du si bon matériel. Tout le monde est épaté de savoir que nous sommes sponsorisés, par Lafuma en plus ! Nous en sommes fiers ! Merci pour le matériel !

"-ito", "-ita", "-cito" y "-cita" por todos laditos - Mercredi 5 Juin – Cyril


Depuis que je voyage en Amérique du Sud, je m'amuse vraiment avec la langue espagnole: chaque pays a des particularités idiomatiques que les autres n'ont pas, des régionalismes que je ne connaissais pas ayant appris le "castillan" d'Espagne. Je sais que c'est un paragraphe assez difficile pour ceux qui ne parlent pas espagnol, mais je l'écris quand même car ceux qui le parlent vont s'amuser. (En passant: un super bravo a Nic' qui parle comme une bête au bout de 4 mois, je suis épaté!)

En règle générale en espagnol, comme dans d'autres langues, on utilise beaucoup les diminutifs. En français, on le fait très peu, mais ce serait l'équivalent à de "chemise"-"chemisette", "coquine"-"coquinette"... En français on rajoute donc "-ette" en fin de mot. En Italien, où on l'utilise énormément, il faut rajouter "-ino": ex: "francese"-"francesino". En espagnol, il faut rajouter "-ito" ("-ita" pour le féminin): "un poco"-"un poquito" (Dans certaines régions d'Espagne, en Navarre dans le nord ou près de Murcia au sud-est ils disent aussi "-iko": "un poco"-"un poquiko"). Ainsi, je l'utilisais comme eux pour des mots normaux: "cansado"-"cansadito" ou "un joven"-"un jovencito" (on ne dit pas "un jovenito").

Dans les pays d'Amérique latine et centrale, ils ont exagéré cette tendance ce qui fait qu'on arrive à des expressions inexplicables et intraduisibles, que l'on comprend cependant en parlant la langue, voici quelques exemples sympas:
Tous: "toditos"; tout droit: "derechito"; là pas loin: "ahí no masito"; tant de peine: "tantita pena"; plus par-là: "mas por allacita". Le meilleur reste et restera: maintenant-tout de suite: "ahorita". La durée "ahorita" est comprise entre 2 minutes... et une demi-heure.



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