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Le grand départ - 16 et 17 Janvier 2002 - Nico


Ca y est c'est partit, je profite de cette courte escale, que nous ignorions, à Sao Paolo, pour écrire ces premières lignes qui conteront nos aventures pendant un an.

Alors que Cyril est déjà plongé dans le Lonely Planet du Brésil à scruter tous les bons plans, je ne réalise pas encore que nous sommes en Amérique du sud, que nous avons à peine quitté nos amis et nos parents très émus de nous voir disparaitre pour un an. Nous sommes passés de l'hiver à l'été en à peine plus de onze heures de vol et maintenant commence cette grande aventure que nous avons préparée ensemble depuis plus de six mois.
Je ne cesse de m'imaginer ce que nous allons découvrir ne serait-ce qu'ici au Brésil. Dans quelques instants nous sortirons de l'avion avec comme seul bagage un sac à dos de quinze kilos (encore merci à Lafuma pour tous les vêtements et matériels) et nous arpenterons les rues de Rio de Janeiro, la ville dite merveilleuse.
Jusqu'à maintenant mes pensées étaient encore préocupées par les détails de la préparation (assurance, vaccins... aurons-nous fini notre sac à temps ?) ; tout est désormais réglé, le sentiment de réaliser un rêve l'emporte. C'est l'accomplissement du projet, pourtant pas encore commencé, que j'ai l'impression de toucher du doigt.

Le grand départ, suite - Cyril


En effet, Nico comme moi avons un sentiment très fort qui se manifeste : "nous avons déjà réussi".

Nous avons surmonté toutes les difficultés qui se sont présentées à nous, il ne nous reste plus qu'à profiter de notre voyage à 110%! C'est un sentiment fort !

L'arrivée à Rio - 17 Janvier 2002 - Cyril


Première occupation en descendant de l'avion : refuser les 1.000 taxis et bus qui veulent nous emmener dans le centre ou vers les plages de Rio. Nico - qui n'a jamais vécu ça - hallucine un peu.

On nous avait dit que lors de ces voyages "baroudes", on rencontrait souvent d'autres voyageurs de la meme trempe, nous le vérifions tout de suite: nous rencontrons Brent et Mike, deux canadiens qui eux aussi font un tour du monde.
Nous décidons d'aller ensemble vers les Copacabana et Ipanema, dans le sud de Rio, où nous espérons trouver une auberge de jeunesse. Ce qui devait arriver arriva : pas de place. En cette période de vacances, les auberges sont pleines. Nous y rencontrons Will, un anglais qui arrive (plutot "débarque") à Rio pour vivre le Brésil, il espère pouvoir enseigner l'anglais.

Le Corcovado est le symbole de Rio, cette immense statue du Christ haute de 30 mètres, perchée sur la montagne domine le pain de sucre et toute la ville de Rio.
Par l'intermédiaire de l'auberge, nous rencontrons una Carioca (c'est ainsi que sont appelés les habitants de Rio) qui nous propose un appartement pour tous les 5 pour 3 jours. Nous le visitons et le prenons rapidement. Tous les 5, nous avons envie de prendre une douche, poser notre sac et partir plonger une tete dans la mer.
En fait, on ne se sent pas en sécurité : notre matériel pour toute l'année est trop précieux, nous avons les billets d'avion, les cartes de crédit, les passeports et autres documents...

Une fois en maillot de bain, nous arrivons enfin a profiter de cette superbe ville: les longues plages, le sable blanc fin, les vagues, les brésiliennes...
La plage de Copacabana !
Nous goûtons le lait de noix de coco, bu directement dans la noix, coupé à la machette; nous assistons à des parties très disputées (car avec des paris d'argent) de Futevoley (prononcer fout'tche voley).

Vers 18h30 nous avons marché beaucoup, et sommes déjà plein de coups de soleil. Nous retrouvons nos nouveaux compères à l'apart' après avoir repéré les lieux : un cybercafé pour envoyer nos nouvelles, un supermarché. Douche, vétements propres, texte pour le site, à 21h00 nous repartons pour le dîner et une petite balade.

Copacabana by night - 17 Janvier - Nico


Le soir, une petite balade le long de la plage de Copacabana ne me laisse pas indiférent. Les rues sont bondées de prostituées, et je ne vous dit pas notre surprise quand nous retrouvons parmi elles nos deux amies de l'après-midi même, qui nous proposaient de dormir chez elles. Quelques minutes plus tard c'est un enfant d'une dizaine d'année que nous voyons astiquer la chaussure d'un brésilien pour un real soit un demi Euro. Enfin, nous rentrons à la maison vers 23h30, il fait encore 26 degrés dehors, le dépaysement est total !

Incroyable, Rio sous la pluie - 18 Janvier - Cyril et Nico


Nous ne nous y attendions pas, mais c'est arrivé, il pleut !
En effet, nous avions remarqué la très forte humidité de l'air dès la sortie de l'aéroport. Cela ne nous a pas découragé, nous en avons profité pour rencontrer les Cariocas (pratiquant notre portugais basique) et nous renseigner sur les manifestations que nous ne voulons pas rater: voir une école de Samba (très présentes un mois avant le Carnaval), voir un match de foot au stade de Rio (Maracana, 200 000 places). Nous mangeons dans les "lanchonete" typiques, pour 5 Reals (2,5 Euros): Misto Quente (croque monsieurs), empanadas. Sans oublier la bière brésilienne (Brahma Chopp).



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