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Direction
Varanasi
- Lundi 2 décembre - Nico

C'est
vrai que nous serions bien restés à Orccha un peu plus longtemps.
Nous étions si bien ici ! Le voyage pourtant continue.
Dire que dans moins de trois semaines maintenant, nous serons déjà
chez nous... non, mieux vaut ne pas penser comme ça.
Nous partons vers Varanasi, la ville que l'on appelle Bénares,
la ville sacré de Vishnu, la ville où coule le Gange, où
l'on brûle les corps et où on les jette dans le fleuve !
Vers cinq heures et demi, nous nous dirigeons vers l'arrêt de bus.
Nous disons au revoir à Chiara, notre amie italienne et nous repartons
vers Jhansi. De là, nous embarquons dans le train couchette. Comme
d'habitude, nous avons les deux lits du haut. Nous attachons nos sacs
avec une chaîne et un cadenas à toutes les sangles de notre
sac, nous sortons les sacs de couchage car l'expérience montre
qu'il peut faire froid la nuit et nous nous endormons rapidement.
Demain matin nous serons à Varanasi.
Le train de nuit en Inde - Lundi 2 Décembre - Cyril

En
Inde nous faisons énormément de transport, le pays est grand
et les distances sont longues. De jour, nous prenons plutot le bus, lorsque
les durées de transport ne dépassent pas les 6 ou 7 heures.
Lors de très longs déplacements, nous voyageons de nuit,
en train, sur des durées allant de 6 à 14 heures.
Le système ferrovière est très développé
en Inde : le système des réservations est bien "huilé"
et la ponctualité est bonne dans 80% des cas. Il suffit simplement
de réserver quelques jours à l'avance, ce que l'on a appris
à nos dépends il y a quelques jours; Le plus simple reste
donc de planifier à l'avance ses étapes et de passer quelques
heures dans la gare à réserver ses couchettes.
En Inde, pas de système de queue devant les guichets, c'est celui
qui tend son bras le plus loin et le plus astucieusement qui passe : il
ne faut pas se laisser marcher sur les pieds. Nous prenons toujours des
"seconde classe sleepers", tout à fait correctes.
Pour chaque réservation, il faut remplir manuellement une petite
fiche avec le nom du train ("quelquechose Express"), son numéro,
son horaire, nos noms, ages et sexe, adresse en France, dates et classes
voulues... Procédé quelque peu embêtant mais qui marche
en fin de compte assez bien.
En montant dans le train si c'est la première gare, on peut trouver
son nom sur des listes imprimées à l'entrée du wagon.
Lors du contrôle des billets également, le contrôleur
aura sa liste de noms etc. sur laquelle il cochera un par un la présence
des voyageurs.
Avant de monter dans le train, nous avons pris la précaution de
demander à 3 ou 4 personnes le numéro du quai, on ne sait
jamais. Les indiens vont toujours vous répondre à votre
question, même s'il ne savent rien. Ils préfèrent
inventer quoi que ce soit plutôt que vous décevoir.
Ok, le nom du train correspond, nous sommes bien sur le wagon S2, nous
demandons confirmation de la destination finale au premier indien qui
a la tête de quelqu'un de bien (et qui a l'air de parler anglais),
c'est bon, on est parfait !
On nous avait parlé de vol la nuit, de coupure au rasoir dans les
flancs du sac... Nous avons pris le train de nuit 3 ou 4 fois, aucune
de ces fois nous n'avons eu de problème, malgré les histoires
qui nous ont été racontées. C'est d'ailleurs peut
être par peur d'en avoir que nous avons doublé de vigilance
et qu'il ne nous est rien arrivé. A chaque réservation,
nous prenons soin de demander des couchettes en hauteur (UB : Upper Bed)
nous permettant de nous installer tout de suite.
Les chaussures sont enlevées immédiatement puis posées
sur le ventilateur immobile (mais qui doit être bien utile en été
!!). Les sacs sont accrochés sur les crochets les plus hauts puis
enchaînés de quelque manière à la barre métallique
la plus proche, passant par le nombre le plus important possible de lanières.
Nous avons sorti bien sûr notre pull "polaire" et nos
sacs de couchage pour ne pas avoir froid, ainsi que mis nos biens les
plus précieux dans un petit sac qui nous servira d'oreiller. En
général nous ne discutons pas avec les indiens, nous préférons
essayer de dormir : les discussions, bien que très sympathiques,
sont toujours un peu identiques et même avec la meilleure volontée
du monde on finit par s'en lasser.
Un bouquin, quelques chips, un peu d'eau, des échanges d'idées
et des rires, parfois un voisin voyageur avec qui l'on discute à
travers la grille, le temps passe sans que l'on s'en aperçoive.
Il est 21h00, les marchands qui passent toutes les 30 secondes dans le
couloir pour vendre leur "Tchaï, Tchaï!" ou leur "coffee,
coffee!" ne diminuant pas de fréquence, nous mettons les bouchons
d'oreilles.
Pas la peine d'espérer non plus à ce qu'ils éteignent
toutes les lumières néons du wagon, on met donc le cache
yeux. Demain on sera réveillés par les mêmes vendeurs
de thé et de café, par le bébé qui chante
ou par notre montre qui a réussi à nous réveiller
à travers les bouchons.
Allez, il est 5h00 du mat', on va négocier avec les Rickshaws de
bonne heure ce matin. On trouve vite un petit hotel, on se douche puis
au pieu pour quelques heures. Cet après midi on lira le Lonely
pour savoir ce qu'il ne faut pas louper...

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