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Jaipur, on retrouve Clairette, la "p'tite" - Mercredi 27 Novembre - Cyril

Nous voilà arrivés à Jaipur, après une bonne nuit de train sans encombres.
Il est 4h30 du matin, nous trouvons un petit hôtel peu cher (comm' d'hab' en fait) puis nous dormons quelques heures. Vers 9h00, nous nous réveillons en forme. Dans une heure les cafés internet vont ouvrir et nous pourrons envoyer un mail a Clairette, une copine de l'EAP (l'Ecole de Commerce que j'ai faite) qui vient nous rejoindre pour une petite, très petite semaine.

En transition de boulot elle n'a pas plus de temps, dommage pour appréhender cet immense pays qu'est l'Inde. Ceci dit, c'est mieux que rien n'est ce pas! Clairette veut du dépaysement, elle est sûre d'en avoir ici. Nous trouvons un message d'elle sur notre email qui nous donne rendez vous a un hôtel précis, nous y courrons et la trouvons.
Les retrouvailles se font dans la joie, elle nous raconte les deux jours qu'elle a passés seule à Dehli et ses environs (Matura).

Apparemment c'est pas de la tarte quand même pour une jeune femme de visiter le "Old Dehli" toute seule! Quelques "curd banana" (yahourts à la banane) plus tard, nous nous lançons à la visite de Jaipur. Cette ville d'un ton rose et grouillante de monde est bien particulière.
Nous nous baladons sans véritable but, visitant l'observatoire (et musée) astronomique, le palais royal etc... Nous montons sur le minaret de la mosquée principale de la ville, nous permettant de la percevoir d'en haut, elle est décidément rosâtre.

Alors que nous déjeunons vers 16h00 (dû au petit déjeuner tardif), les jambes fourbues par plusieurs heures de marche, nous décidons de prendre les billets pour la séance de 18h30 dans le cinéma d'à côté. Ce sera une bonne expérience, impossible de partir de l'Inde sans avoir vu en original ces films "Bollywoodiens" (de Bombay) si particuliers.
Clairette, fan de cinéma, se réjouit de l'occasion. En attendant, nous sautons sur internet puis je propose de passer chez le barbier....

"La barbe” et un massage, svp !! - Mercredi 27 Novembre - Cyril

Nico et la "p'tite" sont partis sur internet une demi heure, j'ai le temps de me faire faire la barbe. Depuis que je suis en Inde je me fais plaisir, dès que j'ai une barbe de 2 jours je m'arrête chez le barbier.
Pour un prix dérisoire, 10 roupies en général (20 centimes d'Euros), on s'allonge sur la chaise et nous savourons ce moment spécial.

Cette fois ci, je suis d'accord de payer un peu plus, il me fera un petit massage facial après. Ça y est c'est parti, le blaireau tournoi sur mes joues, sous ma gorge, sur le menton... Au moins 5 minutes pour bien assouplir la barbe et masser la peau. Faudrait que je m'achète un de ces trucs, c'est trop agréable.

Premier rasage au coupe choux, puis deuxième. Je suis bien rasé de près, cependant je n'ai pas le temps de dire "Ouf" que me voilà le visage plein de crème et les mains du gars qui me massent le visage tel un expert. Il a les mains très agiles et très douces, que c'est bon. Il me demande si il continue, je dis "oui, pourquoi pas?". Tout ce qu'il pourra rajouter ne coutera pas bien cher de toute façon...

Me voilà avec une autre crème sur le visage, les cheveux mouillés, puis maintenant j'ai droit à une nouvelle séance de va et vient à toute vitesse sur le visage. Les yeux et les oreilles y passent. Deux secondes après, il me sort un instrument qui ressemble à une perceuse avec un bout rond et plat. Le truc vibre et masse bien, c'est sympa.

Le type recommence à me mettre un doigt dans l'oreille, pressant son engin contre son doigt pour répercuter les vibrations jusqu'au fond de l'oreille... drôle de sensation. Après il me mets la tête au dessus d'une bassine d'eau bouillante, la résistance chauffant toujours l'eau, une serviette sur la tête et les épaules. "Mais j'ai pas de problème de rhume!". Je ressors, un fil de couture me passe sur la peau. Bon, avec ce truc qui dure des heures, je serai purifié.
Puis il dit: "on fait un masque de boue maintenant?". Non non non mon ami, ça suffit pour aujourd'hui, merci.

Je ressors de là trop bien, la peau hyper propre, je me sens tout neuf. Je chope Nico et Claire à la sortie de leur internet et je les emmène au salon de beauté déguisé en barbier. "Faites moi confiance, vous allez aimer ça!". "Chef, la même chose pour mes amis, moi je m'occupe de prendre les photos et de me marrer!".

Le cinéma indien - Mercredi 27 Novembre - Nico

L'Inde est le premier producteur de film au monde. Même s'ils ne s'exportent que très difficilement, les films sont la fierté de tous les indiens. Pourtant le style de quasiment tous les long-métrages leur est vraiment typique.

Les scénarios peuvent varier, mais il y aura dans chaque intrigue une histoire d'amour qui viendra se greffer sur le sujet principal. A Jaipur, nous profitons de passer devant la grande salle de cinéma de la ville pour acheter des places. Le film que nous allons voir s'appelle "Deewangee". Il est bien sûr en hindi et sans sous-titrage, mais nous n'avons pas trop de mal à comprendre l'histoire. Parfois même, au milieu d'une conversation, les acteurs se remercient ou s'excusent en anglais !

Il s'agit là d'un avocat (genre "beau gosse" indien) qui défend un accusé de meurtre, ami d'une très jolie danseuse dont il tombe amoureux. Cyril et moi avions déjà vu ce sénario dans un film américain où l'avocat plaide un cas de dédoublement de personnalité chez l'accusé, mais à la sauce indienne cela vaut le coup également.
Régulièrement et comme dans tout bon film indien, les acteurs se mettent à chanter et à danser dans des chorégraphies exceptionnelles sur de la musique locale. Les cascades et l'action démesurée nous font bien sourire. Le héros ressort toujours impeccable, même si parfois il doit garder un pansement à la scène suivante ! On a particulièrement apprécié les ralentis images sur les visages qui se croisent un instant et tombent amoureux.

Trois heures plus tard, nous ressortons contents d'avoir vu un film indien, de l'avoir compris malgré la barrière de la langue et personnellement, je regrette juste de ne pas avoir vu encore plus de ces chorégraphies qui font la spécificité des films indiens. Il faudra que j'en vois d'autres même si, parait-il, ils se ressemblent tous.

Le Cricket - Jeudi 28 Novembre - Cyril

L'Inde est un des pays où le cricket possède une énorme popularité. Tout comme le Pakistan, l'Afrique du Sud, les "West Indies" ou l'Angleterre, ce sport mal connu chez nous fait recette chez eux.

D'ailleurs j'ai beau avoir essayé de m'y intéresser, je n'ai pas réussi à comprendre toutes les règles. Parfois ils mettent 4 points, parfois 6, parfois ils courent, parfois ils sautent, parfois ils tirent la balle vers je ne sais où...
Ce sport qui semble encore plus lent que le baseball, qui possède un système de points plus biscornu que le bowling (le lanceur parait d'ailleurs lancer sa balle de manière exactement contraire à celle d'un lanceur de bowling), qui a des joueurs habillés aussi "classe" qu'au golf... parait cependant être formidable à suivre quand on sait de quoi il retourne.

Toutes les télés sont allumées lorsqu'il y a un match, ils sont fans! Qui contre qui, on ne sait pas. Pourquoi ils jouent l'un contre l'autre, on ne sait pas. Ah, c'est le troisième jour du match, ok! Bref, ce jeu est assez difficile d'accès pour un néophyte. Dommage, les gamins sur les bords des routes ont l'impression de bien se marrer. Pareil que pour le baseball en République Dominicaine, il suffit au jeunes indiens bien peu pour assouvir leur envie de jouer : un bâton, un semblant de balle de tennis, quelques copains motivés... c'est parti. Continuez les garçons, continuez à crier "wicket" et compagnie si ça vous change les idées!



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