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Nico
arrive à Kuala Lumpur - Samedi 07 Septembre 2002 - Cyril

Ce
matin Nico arrive à l'aéroport de Kuala Lumpur. Il arrive
à 6h30 du matin, l'aéroport est loin et le trajet coûte
cher, tant pis je ne vais pas le chercher. Il était déjà
parti de France quand je suis arrivé à Kuala Lumpur, je
n'avais pas pu lui donner les instructions pour les retrouvailles. Nous
nous sommes mis d'accord, il cherchera un internet dès qu'il atterrira,
si je ne suis pas là, pour y trouver les instructions. Je lui donne
tout le nécessaire: bus, train, prix, gares d'arrivées,
nom de l'hôtel de bagpackers, numéro de tel. Il devrait pouvoir
s'en sortir. En fait c'est pas plus dur que d'habitude, il suffit de faire
tout seul ce que l'on fait à deux normalement. Il y arrivera très
bien. D'ailleurs le voilà qui arrive. Je vous laisse pour aller
le saluer, je vais lui raconter mes aventures sur Sumatra!
Kuala Lumpur : Une capitale chaotique - Dimanche 08 et Lundi 09
Septembre 2002 - Nico

Notre hôtel donne dans la rue principale de "Chinatown",
en plein centre de Kuala Lumpur. Il y a là un grand marché
nocturne de la contrefaçon. Les montres Rolex, Breitling, Swatch,
les sacs Louis Vuiton, lunettes Ray ban, stylos Mont Blanc et polos Ralf
Lauren se vendent pour une bouchée de pain surtout quand on arrive
à diviser le prix annoncé par trois ! On devient des pros
de la négociation. A la différence de l'Indonésie,
ici tout le monde parle anglais. La population est composée en
majorité de Chinois, d'Indiens et de Malais. Partout nous lisons
des inscriptions en caractères européens, chinois et arabes.
Cet
après midi, nous allons nous promener aux pieds des fameuses tours
jumelles, les plus hautes du monde ! La perspective est impressionnante,
et le contraste entre les immeubles gigantesques, ultra modernes et les
petites maisons délabrées des alentours est presque choquant.
Nous aurons l'occasion de nous promener à travers la ville jusqu'au
"lake garden". Sur notre chemin, nous rencontrerons des gens
très différents les uns des autres. Un hindouiste me propose
de visiter avec lui le temple, il m'explique les subtilités de
sa religion. Dans la même rue, chinois et musulmanes voilées
se croisent et parlent toutes les langues. Me revoilà dans le chaos
d'une capitale d'Asie, nous mangeons dans la rue et nous nous disons que
bientôt, nous partirons vers la côte, loin du trafic et du
bruit de Kuala Lumpur.
A la rencontre des poissons de l'ile de Kapas - Mardi 10 Septembre
2002 - Nico

Il a bien fallu choisir parmi toutes les iles de Malaisie. Nous avons
atterri à Pulau Kapas sur la côte est, suite aux nombreux
conseils que nous avons pêchés pendant deux jours à
Kuala Lumpur.. Ici au moins il n'y pas trop de touristes, Kapas est une
toute petite ile encore très peu développée. Seules
quelques constructions en bois servent de bungalows ou de restaurants-bars
sur la plage. Nous trouvons une chambre très modeste à deux
pas de l'eau ou nous profiterons de la terrasse, des hamacs et de la nature
pendant trois jours.
Nous rencontrons là bas d'autres voyageurs qui comme nous recherchent
de la tranquillité et des eaux transparentes pour plonger. Nous
utilisons le matériel qui nous est prêté pour nous
équiper d'un masque, tuba et palmes et dès notre arrivée
nous voilà en train de nager au milieu des poissons. Pendant notre
séjour nous irons sur les meilleurs "spots" de snorkeling
pour découvrir des coraux et des poissons de toutes les couleurs.
Chaque jour nous en voyons de nouvelles variétés (raies,
poissons napoléons...) parfois même de plus d'un mètre
de long. Tout est si magique sous l'eau ! Je nage au milieu d'un banc
de poissons argentés à la queue jaune qui viennent se scotcher
à mon masque. Je descends observer les plus timides qui se cachent
sous les rochers ou entre les coquillages. Nous ne verrons pas cependant
de requins pourtant très présents dans ces eaux !
Deux jours de route jusqu'en Thaïlande - Vendredi 13 (!!)
et Samedi 14 Septembre 2002 - Nico

Aujourd'hui,
nous partons pour la Thaïlande : Bateau, bus nous emmènent
jusqu'à Kuala Terengganu où nous devons prendre un autre
bus pour la frontière thaïlandaise. Pourtant il n'y en a plus
de disponible et nous allons rester ici plus de 5 heures à attendre.
Nous ne passerons pas la frontière ce soir comme prévu.
A Terrengganu tout est fermé. Le vendredi en Malaisie (pays islamique
oblige) c'est férié (c'est notre jour de chance : vendredi
13). Toutes les mosquées chantent en même temps la prière
; on se dit que c'est sans doute la dernière fois qu'on les entend
car demain nous serons en Thaïlande, pays à majorité
bouddhiste.
Nous arrivons enfin à BXXX, proche de la frontière le soir
à 19 heures ; juste le temps de manger, dormir et demain nous repartons
très tôt.
Un minibus nous dépose à la douane, nous passons l'immigration
sans problème et nous voilà en Thaïlande. Tous les
panneaux, toutes les publicités changent de langue et nous font
découvrir les caractères étranges de l'alphabet Tai.
Nous passerons la journée dans un train pour embarquer le soir
sur un bateau de nuit pour Koh Pha Ngan... une ile parait-il paradisiaque
de Thailande. Mais déjà à la sortie du train fleurissent
plein de têtes blanches avec des sacs à dos. Mais qui sont
ces touristes ? Où vont-il ?
Que de touristes ! - dimanche 15 Septembre 2002 - Nico

Nous
arrivons à Koh Pha Ngan à 6 heures du matin. On nous a dit
d'aller au sud de l'ile, Haad Rin est la plage du soleil levant. C'est
là que tous les mois a lieu la fameuse "Full Moon Party"
recherchée par tous les fêtard du monde. D'ailleurs, on dirait
qu'on est entourés d'Européens et d'Israéliens. Des
pick-ups entiers déposent les touristes en masse pour 50 bats sur
la plage giganstesque de sable blanc. D'un coté, il y a la mer
turquoise et de l'autre, une rangée de bars-restaurants et au mileu
un étalage de blancs en train de rotir au soleil. Les seuls thaïlandais
ici travaillent comme des fous dans les restaurants, hotels et agences
de voyage. Nous n'avons même pas droit à un sourire.
Nous
trouverons par chance un bungalow peu cher tout au bout de la plage (heureusement
dans le coin le plus calme), mais d'avance nous comprenons que nous ne
retrouverons pas ici le calme et la convivialité de Kapas en Malaisie
ou des petits villages que nous avons traversés. Moi qui n'aime
pas rester sur une plage à ne rien faire, je suis décidé
à m'évader d'ici le plus vite possible. Demain, nous louerons
un moto pour aller visiter l'île en espérant rencontrer de
pêcheurs, des thaïlandais accueillants, en espérant
fuir ce tourisme qui, à ce stade du voyage, me dérange un
peu.

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