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Vite en Asie, notre budget souffre au Mexique ! - Dimanche 14 Juillet - Cyril


Jusqu'ici nous avons réussi à tenir le budget. Plus ou moins en fait. Nous sommes partis en Janvier avec un budget journalier de 100 FF (15 Euros) par jour et par personne, soit 3 000 frs (460 Euros) par mois et par personne.
C'est déjà pas beaucoup, mais c'est correct. Si on fait attention : si nous dormons chez des contacts ou des hôtels pas chers, si nous mangeons dans la rue, si nous n'achetons rien comme souvenir (on ne pourrait de toute façon pas les trimballer pendant le reste du voyage)... bref si nous sommes raisonnable, ça passe. De temps en temps il faut quand même faire une exception, pour ne pas louper un site formidable et incontournable : par exemple l'excursion du "Salar d'Uyuni", ou encore le "chemin de l'Inca" jusqu'au Machu Picchu.

Le problème, c'est qu'en faisant ces activités "extraordinaires", nous sortons du budget. On essaye de dépenser encore moins, mais c'est dur. Au Brésil nous n'avons rien fait d'extraordinaire mais le pays est cher (transport, logement). Finalement c'est le budget qui diminue: nous passons à 70 FF (10,5 Euros) par jour et par personne, soit 2 000 FF (305 Euros) par mois et par personne.

Dans un pays comme le Nicaragua, l'Honduras ou le Guatemala, nous sommes facilement dans ces 70 frs par jours, mais ici au Mexique, c'est impossible. Le Mexique est un pays superbe, mais il est trop cher pour notre budget. Nous devrons y revenir quand nous aurons plus de moyens. Imaginez un peu: nous payions de 10 à 15 frs l'hôtel au Guate, nous payons de 30 à 40 au Mexique. Nous faisions 6 heures de route pour 50 frs au Guate, nous faisons la même route pour 250 frs ici. Or le Mexique est immense, il y a beaucoup de bus à prendre!
Nous ne restons que 15 jours ici mais c'est finalement pas plus mal si on veut arriver jusqu'en décembre niveau "pépettes". Vivement l'Asie où la vie est bien meilleur marché !

Mexique : le pays du piment - Dimanche 14 Juillet - Cyril

On nous avait prévenu 1000 fois : "attention, la nourriture mexicaine est pimentée". Eh ben figurez vous que c'est plus que vrai. Ils mettent du piment partout! Hier, alors que nous attendions le bus de Tuxtla Gutierrez vers Mexico (16 heures), nous nous sommes posés dans un petit resto. Nous avons commandé un bol de frijoles (haricots rouges dans leur jus, avec des morceaux de lard et de viande... je crois!).
Pour jouer aux Mexs', nous y avons rajouté une cuillère de "Chile" (le piment en sauce). Eh ben on a eu du mal à le finir ce bol. Au bout de 30 secondes, nous commençons à transpirer. On ré-oriente le ventilateur vers nous, on essaye de faire passer plus d'air dans nos t-shirts. Rien à faire, on a trop chaud. La bouche en feu, le front et le dos transpirants : nous sommes bien au Mexique. Trop fort ! (c'est le cas de le dire!).

Le prochain plat, on fera pareil : le piment fait transpirer, élimine les toxines et nettoie les intestins. Et puis c'est un beau challenge stupide entre nous : celui qui mettra plus de "chile" que l'autre dans sa bouffe! Ah ah ah, vive le chile au Mexique !

"Real", "Quetzal", "Lempiras", "Cordobas" et Cie...
- Lundi 15 Juillet - Cyril


Depuis le début du voyage, nous avons rencontré énormément de monnaies. Paradoxalement peut-être, je ne pense pas que ce soit si difficile de s'habituer à chaque monnaie. Nous nous fixons un système de change dans la tête, puis ça roule tout seul.

Ainsi, même si nous n'avons presque pas vécu avec l'Euro (16 jours) nous nous y habituerons rapidement. De plus, la monnaie internationale est le dollar, elle est présente dans tous les pays comme la monnaie d'échange et dans tous les guides comme la monnaie de référence. Maintenant que l'Euro vaut le Doll', pas de problème.

Au total, nous aurons changé 15 fois de monnaie sur les continents américains. Testez-vous un peu, pour voir comment est votre culture générale sur le sujet : Le "Peso" est le nom le plus courant : "Peso" Uruguayen, Argentin, Chilien, Colombien, Dominicains, Mexicain. Puis il y a le "Real" Brésilien, le "Boliviano" (de Bolivie, of course), le "Sol" Péruvien, le "Dollar US" en Equateur (cf. article), les "Colones" Costa Riciennes, les "Cordobas" Nicaragueyennes, les "Lempiras" Hondureniennes, le "Quetzal" Guatemaltèque et ... le "Dollar" Américain.
Pas si difficile tout ça, n'est ce pas? Rassurez-vous, je ne les connaissais pas avant de passer chaque frontière... mais maintenant je suis incollable.

Les enfants de la rue à Cuernavaca
– Mardi 16 Juillet – Nico


Lorsque j’ai appris que Charles, le petit frère d’un de mes meilleurs amis de Lille, était à 90 kilomètres de Mexico city, j’ai sauté dans un bus pour le rejoindre. Je vais passer 24 heures avec lui et tous les volontaires de son association pour les enfants de Cuernavaca.

Dans ce quartier accessible uniquement par une petite route tortueuse au milieu des canyons, les enfants traînent dans la rue sans occupation. Il y a quelques temps un jeune a été tué par balle pour une histoire de drogue. Depuis, un groupe de volontaires français vient régulièrement proposer des animations pour ces enfants. Un centre d’accueil est en train d’être aménagé à la paroisse du quartier et tous les matins dès neuf heures, il se remplit de filles et de garçons de cinq à seize ans. Les volontaires ont monté des groupes d’animation, pour le matin et l’après midi. Il s’agit de leur donner un soutien dans les disciplines scolaires (mathématiques, Espagnol, lecture…), mais aussi de les initier au français et à l’anglais et surtout de leur proposer des activités de détente (chanson française, cuisine, foot, danse…).
Charles me propose donc de faire un tour dans les différents ateliers pendant que lui donne un cours d’anglais aux mamans (elles aussi il faut les occuper !). Je suis intéressé par le cours de français en chanson ! Voilà une façon amusante d’apprendre une langue. Sur l’air de « Frère Jacques », nous apprenons le vocabulaire du petit-déjeuner (Céréale, céréales… pain au lait). Maintenant nous chantons « Elle embrasse son grand-père en descendant de cheval »… facile d’apprendre les membres de la famille ! Je suis surtout étonné de voir comment les enfants semblent heureux de participer. Plus loin Anthony qui ne parle pas encore espagnol arrive à se faire comprendre à merveille en donnant un cours de foot à un groupe d’une vingtaine de footballeurs en herbe.

Le soir, je suis invité à manger et à dormir dans la famille d’accueil de Charles. Nous mangeons avec les parents et les enfants vraiment contents de nous recevoir, avant de retourner à la paroisse avec la bande de français pour chanter et jouer de la guitare jusque tard dans la nuit. Ils sont tous heureux d’être là pour aider ces enfants. Certains d’entre eux resteront même jusqu’à six mois.

Le lendemain j’ai la chance de participer à un cours de lecture pour les enfants de niveau primaire. C’est incroyable comme ils me paraissent attentifs. Je suis surtout admiratif des jeunes français qui passent tout leur été à donner de leur temps pour les occuper ou retaper les locaux. J’ai même cru comprendre qu’ils recherchent des sous pour financer la construction du centre… !



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