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Costa Rica es "Pura Vida" - Mercredi 29 mai – Cyril


Quand on demande à un "Tico" comment il va, il nous répond presque toujours "Pura Vida"! (genre "tranquille la vie"). Les gens sont vraiment tranquilles, toujours prêts à donner un renseignement et à renvoyer un sourire. Edgar, notre guide, nous explique que Costa Rica est toujours calme et pacifique, à l'image de son armée: "il n'y en a pas!". Edgard nous explique aussi que dans chaque village, depuis la colonisation espagnole, on peut trouver 3 éléments incontournables: une église, une école... et un terrain de foot: la foi, l'éducation, et le jeu. Pas de doute avec ça que les "Ticos" ne voient que "Pura Vida"!

Reggae man: "cooool, man!!" - Mercredi 29 mai – Cyril

A partir de "La Fortuna", nous sommes allés voir une belle cascade d'eau, au bout d'une petite balade.. Il nous faut marcher environ 1 heure: pas tant que ça mais sous le cagnard de 14h00, c'est dur. Sur le chemin, nous nous arrêtons pour regarder des Iguanes qui se cachent dans les arbres, prenons quelques photos. Nous arrivons finalement à la cascade dans laquelle nous nous baignons tout de suite, il fait vraiment trop chaud.

J'ai peur en voyant la tête de Nico, il a les yeux convulsés. Je ne sais pas si c'est français mais ça vous donne une idée de ses yeux... L'eau est fraîche, ça baissera la température de Nic', il va exploser! Après y être resté pendant une 20aine de minutes, nous repartons vers le village. Et c'est là que nous avons rencontré, sur la route, "Reggae man".

Si vous allez à la Fortuna, faites le détour pour le voir, il est exceptionnel. C'est facile de le reconnaître: il vous propose des jus de fruits naturels (nous avons pris un jus de banane avec du lait, trop bon), il vend toutes les sortes de hamac possibles et imaginables, porte toujours un t-shirt de Bob Marley, il est entouré d'animaux (poules, porcs...), a un pet' caché derrière le comptoir et... a bien sûr les incontournables "RASTAS". Il vit dans un monticule de tôles et de planches amoncelées autours de sa petite caravane. Nous sommes restés avec lui pour discuter pendant au moins deux heures. Il nous a joué de la flûte, expliqué comment il fabriquait ses hamacs (Nic' y a mis la patte), ses bijoux de graines et de plumes, ses pipes en os...
Allez-y, vous vous amuserez bien, il est vraiment COOOOOL... "No stress, man!".

Allez la France!! Allez les bleus!! - Jeudi 30 mai – Cyril


Demain je vais me lever à 5h00 du matin, avec énergie et sans difficultés! Demain c'est le match d'ouverture de la coupe du monde, et le champion du monde en titre, NOUS = LA FRANCE allons devoir défendre notre titre. Je crois que nous pouvons remporter encore le titre, j'y crois dur comme fer! Nous avons gagné la coupe du monde en 98, la coupe d'Europe en 2000 puis la coupe des confédérations.

L'équipe est au top, la défense est de fer (Thuram, Desailly, Leboeuf...), le milieu est incroyable (Zidane, Viera, Makelele...), l'attaque super efficace (Trezeguet meilleur buteur du calcio Italien, Cissé meilleur buteur du championnat français, et Henry du championnat anglais!). Seule peur: Zidane s'est blessé lors du match amical d'entraînement contre la Corée. Je sais qu'il va se remettre, sinon on est mal sans lui...

Pour supporter notre équipe nationale dans les pays où nous passerons, je me suis acheté le maillot de l'équipe de France. C'est un peu de la folie en voyant le prix de ce maillot et surtout mon budget mais il faut bien ça pour que la France gagne! Je ne vais pas louper un seul match, je crierai le plus fort dans les bars nicaraguayens, Honduriens, Guatémaltèques! La France n'a pas seulement la meilleure équipe du monde, elle a aussi les meilleurs supporters! Allez les bleus, je suis avec vous jusqu'au bout... du monde!

Du Costa Rica au Nicaragua - vendredi 31 mai – Nico


Après avoir consolé Cyril de la défaite de la France contre le Sénégal, je me renseigne sur l'horaire des bus pour partir vers le nord du pays. Il y a un unique bus à 8 heures du matin. Il est 7h30, on fonce à l'hôtel, boucle nos sacs à dos et en route pour de nouvelles aventures. On nous a conseillé d'aller sur l'île d'Ometepe sur le lac Nicaragua qui représente presque un quart de la surface du pays. La distance à parcourir n'est pas très longue jusqu'à la frontière, mais les routes sont si mauvaises qu'il faut mettre 4 heures pour parcourir 70 kilomètres. En plus de cela, nous changerons trois fois de bus avant d'arriver à la frontière. Nous commençons à être familiers avec les démarches d'immigration, par contre, notre portefeuille n'était pas habitué à y laisser 7 dollars par personnes !

Nous changeons nos "Colonnes" Costariciens en "Cordobas" Nicaraguayens à un filou qui divise au lieu de multiplier pour tenter de gagner 50 Euros dans l'affaire... encore un qui aurait besoin de cours de maths ! Nous sautons dans un bus, puis un taxi (10 francs pour 5 km, ce n'est pas trop cher !) et nous arrivons tout juste pour le dernier bateau de 17 h 30. Dans une heure nous arriverons, encore une journée de folie dans les transport !

"C'est quand ils veulent les bus ici..."
- Samedi 1 juin – Cyril


Il y a deux jours que nous sommes sur l'île d'Ometepe, sur le lac Nicaragua, aux sud-ouest du pays. Nous avions prévu de nous baigner tout l'après midi dans le lac, sur une longue et belle plage de sable gris appelée "Santo Domingo". Nous voulions ensuite quitter le bel endroit pour aller au pied du volcan "Maderas", dans un hôtel peu cher appelé "Finca Magdalena". L'idée était de passer l'après midi à la plage puis partir par le dernier bus jusqu'à la finca le soir même, y dormir pour pouvoir faire l'ascension du volcan dès le lendemain matin.

La propriétaire du restaurant où nous nous sommes arrêtés nous montre les horaires des bus faisant notre trajet (Altagracia-Balgüe) et passant devant le restaurant. Parfait, le dernier bus passe à 17h00. La propriétaire nous prévient d'être à l'heure, le bus peut anticiper l'horaire comme arriver... "un peu en retard". Nous sommes sur la route à 16h50, dix minutes en avance.
Nous sommes toujours sur la route à 17h30... toujours à 18h00. "Mais qu'est ce qu'il fabrique ce bus!!". A 18h00, fatigués d'attendre, je propose à Nic d'avancer. Il était peut être déjà passé. On trouve sympa de marcher: c'est improvisé mais ce n'est pas plus mal. On a bien fait! Nous avons marché 1h15 jusqu'à Balgüe, sans qu'une seule voiture (ni bus) ne nous double. Le "stop" marche très bien, mais il n'y a pas beaucoup de trafic... ah ah ah. Nous nous arrêtons dans le village avant de monter jusqu'à la Finca Magdalena (1 km en dehors de village en montant vers le pied du volcan) pour manger avec des français que nous avions croisés dans le bateau et que nous recroisons là par hasard. Alors que l'on mange, il fait nuit, il est 19h00: notre bus passe! INCROYABLE!

Et ce ne sera pas la seule fois, les horaires sont plus qu'approximatifs, on ne sait jamais à quelle heure ils vont passer... et même S'ILS VONT passer! Qu'est ce que c'est contraignant pour les habitants de l'île! On dirait que l'île est immense alors qu'elle est toute petite: les routes sont en trop mauvais état. Le pire c'est de penser que ça ne va pas changer de si tôt. Alors que nous sommes arrêtés chez le propriétaire des bus pour changer une roue crevée lors d'une de nos "expéditions" (30 minutes de pause), je lui parle des bus: ils proviennent du Canada ou des Etats-Unis. En effet, il s'agit des bus scolaires américains jaunes (vous les avez tous vus dans les films des US), j'avais remarqué aussi les anciennes licences et permis accrochés à l'avant du bus: les plaques disaient: Flagstaff, Arizona. (Nous étions debout car le bus était trop plein, entassés, je m'asseyais presque sur les genoux du chauffeur!). Ils ont été rebaptisés en espagnol: Santa Maria par exemple, mais gardent leur couleur jaune originale (attention, Nicaragua n'est pas le seul pays dans le cas).

Les bus, acheté 3 000 dollars aux Etats-Unis, sont revendus 20 000 dollars à Managua par des intermédiaires qui arrivent (back-chiches) à leur faire passer la frontière. Les propriétaires des bus gagnent 500 "Cordobas" par jour (environ 35 Euro): si peu qu'ils dépensent la moitié en essence et le reste en pièces de rechange. Les pneus et chambres à air sont trop chers, ils ne sont donc pas considérés comme pièces de rechange, ils sont raccommodés, tout simplement.
Bonne expérience, on apprend à être patient et à relativiser l'importance du temps. Ça me fait penser à "Reggae man"... (cf. l'article ci-dessus). COOOOL, man!

L'ascension du Volcan Maderas - Dimanche 2 juin 2002 – Nico


Olivier est un français que nous avons rencontré hier soir. Il y a deux jours, il a tenté de monter en haut du volcan Maderas, mais le sommet était couvert. Il est prêt à remonter avec nous aujourd'hui. Très bien, nous descendons au village le plus proche (1 Km aller, 1Km retour) pour acheter le pique-nique, et nous entamons la montée. Il est 9 heures du matin et déjà la chaleur est accablante. Heureusement une grande partie du chemin est dans la forêt, nous sommes protégés du soleil, mais il fait toujours chaud et humide. Nous avons 1200 mètres de dénivelé à grimper... on n'est pas arrivé !

La balade est pourtant magnifique. De grands oiseux bleus nous suivent. On entend les singes hurler au loin, puis plus près, on en voit un puis deux. Nous leur répondons par de grands cris identiques aux leurs. Il y en a partout, c'est génial. Nous profitons donc d'un grand nombre de petites pauses, mais nous arrivons quand même 3h15 plus tard au sommet. Il ne nous reste plus qu'à redescendre dans le cratère. 100 mètres plus bas, après une descente assez vertigineuse, nous découvrons un lac. Je m'y baigne tout de suite pour me rafraîchir. C'est vraiment agréable.

Après avoir mangé nos sandwichs, nous nous demandons s'il est possible de rejoindre une cascade de l'autre coté du volcan. On pourrait profiter de la machette d'Olivier pour avancer à travers la forêt et remonter de l'autre coté du volcan. L'opération s'annonce périlleuse car il faut contourner tout le lac et la forêt ne ressemblent pas à nos forêts européennes. Cyril préfère rentrer par le même chemin, je décide tout de même de tenter l'expédition avec Olivier très enthousiaste pour me suivre. Nous nous enfonçons vraiment à l'aventure, tirant un azimut à la boussole de temps en temps, la machette nous ouvre le chemin et les lianes, quand elles ne cèdent pas sous notre poids, nous aident à monter. Une fois au sommet, je grimpe en haut d'un arbre mais la forêt s'étend à perte de vue, il vaut mieux redescendre. Une fois de l'autre coté du lac, on repère un autre col qui pourrait être le bon.
Trop motivés pour renoncer, nous nous aventurons une deuxième fois à l'azimut à travers la végétation et nous atteignons enfin le col. Je grimpe à nouveau tout en haut d'un arbre, mais cette fois je crois qu'il faut renoncer. Il n'y a que de la forêt vierge jusqu'au niveau de l'eau. N'oublions pas que nous sommes sur une île. Tant pis, fini de jouer les "Christophe Colomb aventuriers", il faut rentrer et nous sommes loin du lieu où nous avons mangé. Il est 16 heures quand nous arrivons à notre lieu de pique-nique. Nous n'avons plus d'eau à boire. Il faut remonter et tout redescendre. Nous arriverons épuisés et assoiffés, mais quelle journée !!! Nous n'avons pas trouvé notre cascade, mais nous avons "baroudé" en pleine forêt vierge, j'adore ça !

Le sourire est universel - Dimanche 2 juin – Cyril


Depuis le début du voyage, nous voyons les effets superpuissants... du sourire. Nous l'avions écrit dans notre projet de tour du monde, ça marche: "le rire est contagieux, commençons une épidémie!".

La plupart des locaux, quel que soit le pays, nous voient venir comme un autre touriste. Ils nous regardent un peu avec distance, un touriste non averti pourrait penser qu'ils ne sont pas agréables et peu chaleureux. Il suffit de leur faire un grand sourire et de leur dire avec de la joie dans la voie "holà, amigo, que tal esta?".
Vous pouvez sourire aussi avec les yeux, avec les bras... La réponse de leur part est immédiate: ils nous renvoient le sourire, étonnés de notre gentillesse et contents de l'allégresse que l'on porte. Ca y est, ils sont contaminés, c'est gagné! Pourvu qu'ils contaminent aussi à leur tour! Dans de nombreux cas la rencontre se poursuit par une légère discussion, basique mais si sympathique. L'important donc quand on voyage est de rester simple, extra-joyeux, méga-content, et de remercier les gens (plutôt deux fois qu'une).

En voyage et dans la vie: Accueillez et remerciez les gens avec des sourires, ils sont universels, gratuits et si effectifs. Les sourires changent la vie, j'en suis sûr!



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