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Un pays en guerre - Mardi 16 Avril - Nico


Nous voilà à Bogotà. Nous sommes à la fois soulagés d’être arrivés sans encombres et un peu déçus de ne pas avoir pu visiter davantage le pays, mais nous avons choisi la solution la plus prudente, la voie aérienne.

Tous les voyageurs que nous avons rencontrés jusqu'à présent sont unanimes : la Colombie est un pays magnifique mais aujourd'hui il est impossible de sortir des villes.
Nous sommes dans un pays en guerre et les probabilités d'avoir des ennuis sont très élevées dans les campagnes. Les lois n'existent plus et la violence l'emporte. Les étrangers sont particulièrement exposés aux prises d'otages, vols. On nous parle des "bus burning", les bus sont arrêtés par des barrages de forces armées et incendiés.
Cela n'est pas occasionnel nous a-t-on prévenu, il s'agit d'actions quotidiennes, le risque est très élevé.

En ville, par contre, la violence est moins présente. L'armée surdéployée doit certainement dissuader les actions belliqueuses.
Sur la place d'Ipiales (près de la frontière équatorienne), nous avons en effet vu une trentaine de militaires l'arme en l'air. Ici, dans le centre de Bogotá, il y a au moins deux soldats, FM pointé vers le haut, à chaque coin de rue. Nous avons eu l'occasion de discuter avec certains d'entre eux. Ils font partie de la surveillance présidentielle ou de l'armée de terre. Ils nous expliquent comment cette guerre interminable a évolué. Il y a trente ans, la force a pris le dessus sur la politique. On comprenait alors l'idéal des forces armées. En revanche, aujourd'hui, les différents groupes font pression pour des raisons financières (le kidnapping rapporte trop pour arrêter), et contrôlent également le trafic de la drogue (marijuana et cocaïne).

Chez un couple de colombiens - Mercredi 17 Avril - Nico


A Bogota, nous avons le numéro de téléphone d'une amie d'amie de cousins d’une amie : c'est l'occasion de rencontrer les gens du pays !
Chaque fois c'est une expérience extrêmement riche c'est pourquoi nous recherchons le maximum de contacts dans tous les pays. A Ipiales, nous avons déjà essayé de l'appeler mais nous n'avons eu que le répondeur. A l'aéroport de Bogota, notre deuxième essai fut plus concluant, Clara nous répond et nous propose de la rejoindre chez elle deux heures plus tard.

Autour d'un café nous pouvons mieux discuter de notre projet, de son amie à Paris, de son mari Hernan et de la Colombie en général. Lorsque nous essayons de savoir si nous pourrions éventuellement dormir chez elle, la question l'offense ; notre chambre est déjà prête !!!
Nous allons donc rester quatre jours chez Hernan et Clara pendant lesquels ils nous parleront de leur pays, nous présenteront à des amis, nous feront sortir, nous apprendront à danser la salsa et le merengue...



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