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Spectacle de rue à Lima, on y fait les clowns ! - Dimanche 1 Avril – Cyril


A Lima, nous sommes logés dans un quartier appelé "Miraflores". Ce quartier, à environ 40 minutes du centre, est plus sûr que ce dernier, où il n'est pas recommendé de se balader à la tombée de la nuit par crainte de faire de mauvaises rencontres... Ceci dit, nous y allons facilement la journée. La place principale (la "plaza mayor", anciennement "la plaza de armas") est superbe. Nous prenons donc un bus "à la volée": comme en Bolivie, les minibus sont privés, un gamin crie les destinations et il suffit de lever la main pour qu'il s'arrête quelques secondes, juste le temps de monter (faut pas traîner!).

Aujourd'hui, c'est dimanche de Pâques, la plaza mayor est encore plus animée que d'habitude. Nous avons rendez-vous sur les marches de la cathédrale avec Lucia, une Limanèse (?) que nous avions rencontré... à Colonia en Uruguay. Nous l'attendons 10 minutes sur un banc. Nous sommes entourés d'enfants et nous discutons avec leurs parents, quand enfin elles arrivent. Lucia et sa cousine qui l'accompagne nous proposent de se ballader dans la rue piétone. Ok ! 15 minutes après, nous arrivons sur une autre place, dont le nom m'échappe. Nous remarquons un attroupement, c'est un comique, allons-y !

Nico le grand blond, super discret avec ses 1,90 mètres, se fait repérer. Le comique l'appelle au centre du cercle formé autour de lui, puis je le suis... Notre nouvel ami pense alors amuser la galerie en se foutant de la gueule des "gringos". Pas de chance, nous ne sommes pas ceux à qui il a affaire d'habitude (américains et allemands un peu coincés...). Nous parlons bien espagnol et nous avons du répondant.
Nous sommes naturels et prenons même plaisir à faire les imbécilités qu'il nous propose de faire... le monde s'accumule. Nous resterons au moins une demi-heure à faire les clowns, dansant sur les airs des musiques qu'il mettait... Il a fait une fortune avec les deux "franchutes", et nous avons bien ri !!

Un retour à Santiago - Mardi 3 Avril – Nico


Dans le choix de nos billets d'avions, nous ne pouvions prendre que des vols de l'alliance "One World". Pour rejoindre Quito depuis Lima, nous n'avons que la compagnie LanChile et par conséquent, une escale de 48 heures à Santiago.
Nous sommes ravis, cela nous aura permis de revoir nos amis Fred et Maca ainsi que Jimmy, Juan Pablo, Pia et toute la bande de Chiliens qui avec qui nous avions passé du très bon temps il y a un mois. Encore une fois nous avons eu le plaisir de savourer la viande chilienne en mangeant un excellent Asado hier soir. Nous avons également goûté du bon vin chilien en visitant les caves de "Concha y Toros" l'après-midi.
Nous avons vraiment profité de ce bref retour à Santiago et déjà nous souhaitons revenir un jour... pour y vivre.

Trocs de livres entre voyageurs
- Mercredi 4 Avril - Cyril


Un voyageur autour du monde lit beaucoup.
En effet, on a souvent le temps de se reposer, mais surtout on a souvent du temps à perdre... Attente d'avion, heures à rallonge dans le bus, attentes de correspondances dans une station... Les livres sont dévorés. De plus, lire un livre dans une autre langue est un très bon exercice (Castillan pour presque toute l'amérique du sud), Nico et moi le pratiquons, bien sûr !
Il suffit d'avoir un livre : dès qu'il est fini le voyageur l'échangera pour un autre, dans l'hôtel où il se trouve. Chaque hôtel de baroudeurs à sa petite bibliothèque multilingue qui permet à chacun de trouver son bonheur. Sympa et pas bête !

Un petit bouchon de Rhum après les repas un peu louches ... et tout ira bien
- Vendredi 5 Avril – Cyril


En Bolivie, nous avions rencontré des amis voyageurs qui avaient une drôle d'habitude. Après chaque repas, ils buvaient un bouchon de Pisco. Le pisco est une espèce de Brandy de raisin blanc (un alcool fort, pour les enfants qui nous lisent), boisson très commune au Chili et au Pérou. Ils pensaient que ça tuaient les microbes, ça leurs empêchait de choper la "tourista" du voyageur, la plus terrible des "chiasses" (la "diarrhée" ou la "colique", pour les même enfants qui nous lisent).
Justement en Bolivie, j'ai été deux fois malade pendant deux jours pour intoxication alimentaire. C'est très rapide, il suffit d'aliments mals nettoyés (ou nettoyés avec de l'eau sale) ou de viande pas assez fraîche pour être intoxiqué. Cette fois là, je crois que c'était à cause d'hamburgers (ils mettent tout les restes de viandes là-dedans, dorénavant on y touche plus) mal cuits ou avariés.

J'ai donc décidé d'acheter un petit flacon, pour essayer. Nous avons pris du Rhum, peu cher mais bon. Figurez vous que depuis ce jour là, notre petit bouchon de Rhum après les repas louches nous a toujours sauvé ! On continuera... en s'adaptant aux pays.
Vivement le Mexique et la Tequila!

Le Dollar en Equateur - Vendredi 5 Avril – Nico


A la sortie de l'aéroport, nous n'avons pas besoin cette fois de changer de monnaie.
Tous les prix, ici en Equateur sont en dollars ! Depuis mars 2000, la monnaie équatorienne, le "sucre", n'existe plus. Les gens racontent que la crise économique de cette époque a brutalement dévalué la monnaie jusqu'à ce qu'on échange un dollar pour plus de 25.000 sucres. Le gouvernement a alors décidé de tout dollariser et depuis ce temps les équatoriens ne manipulent plus que des dollars !

La "PPP": la "Première Petite Peur"
- Samedi 6 Avril – Cyril


D'abord un mot pour rassurer ma chère mère : tout va bien, il ne s'est rien passé, nous faisons super attention. En plus Nico est grand. En plus je cours plus vite que lui. (ah ah ah!)

En nous baladant dans une ville, nous aimons en général nous laisser guider par "l'instinct du voyageur", en nous perdant dans la ville. C'est bien plus sympa de découvrir les coins mignons comme ça, plutôt que de suivre un plan et un guide. Dans certaines villes, il faut quand même faire attention (exemple Lima ou Quito), alors nous essayons de nous perdre pas loin des endroits connus.

Durant cette balade là, nous avions déjà laissé le sac à l'hôtel, nous n'avions que quelques dollars et l'appareil photo (que nous ne sortions des poches que rapidement pour immortaliser certaines scènes). Nous étions près de la cathédrale, à environ 4 "cuadras" (4 "patés" de maison) de la place principale, la "plaza de independencia". La cathédrale est située sur une forte pente, nous voulions naturellement monter en haut de la colline pour avoir un meilleur panorama de Quito.

A peine deux cuadras plus loin, je vois deux noirs assis sur un muret. Ils m'avaient l'air louche. On arrive à leur hauteur, je vois que la rue qui continue se perdaient au loin et qu'il y avait peu de monde en vue. Je dis alors à Nico en français: "J'aime pas ces deux mecs, ils sont louches, viens, on se casse !).
En une demi-seconde, nous sommes toujours à leur hauteur, on fait demi tour, repartant sur nos pas. Les deux mecs se lèvent, ils nous suivent d'un air décidé. Je dis à Nico: "te retourne pas, accélère comme si de rien...". Nous sommes dans des escalier, nous les descendons 2 par deux. Pendant 30 secondes, nous avons eu un peu les boules, nous étions prêt soit à se"barrer en courant", soit à se retourner et se défendre.

Plus de peur que de mal, nous arrivons près de magasins, le monde dans la rue nous protège sans le savoir. Les noirs font demi tour, nous soufflons... Faut faire gaffe quand même... ça n'arrive pas qu'aux autres. On doublera de vigilance à Quito, et surtout on restera dans les bonnes rues.

La Mitad del mundo: la "moitié du monde"
- Samedi 6 Avril – Nico


Cet après-midi, nous allons à 20 kilomètres au nord de Quito pour aller voir la fameuse ligne qui partage le monde en deux ! Un monument y est dressé au milieu d'un petit village colonial et au sol, une ligne jaune représente l'équateur, la ligne de latitude 0'0".

Nous apprenons pourtant en visitant un musée dans ce village que la ligne équatoriale passe en réalité trois kilomètres au nord. Une petite erreur a été commise par les colons à cette époque. Des recherches archéologique ont alors montré que sur la ligne exacte de l'équateur, un temple inca fournit les informations exactes sur cette ligne. Les trajectoires du soleil lors des équinoxes (soit l'équateur) ainsi que lors des solstices y sont représentées. Ceci prouve que les incas avaient découvert par leur observation du soleil et des astres ce que notre génération a calculé à l'aide de GPS ultra précis.

Autre intérêt majeur de cette position stratégique sur le globe : durant une nuit entière, on peut y observer à la fois les constellations de l'hémisphère nord et de l'hémisphère sud. N'ayant pas la nuit à passer sur le site, je suis donc allé visiter le planétarium et en une demi-heure, j'ai pu voir les douze constellations du Zodiac ainsi que l'étoile polaire en même temps que la croix du sud !



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