|
Semaine
précédente
|
|
|
Semaine
suivante
|
|
 |
Sommaire |
Un
bon petit treck dans la forêt
- Mercredi 13 Février 2002 - Cyril et Nico

Ce
matin, le temps n'est pas génial. Tant pis, nous partons marcher
comme prévu le long du lac (Lagoa de Santa Catarina). Il fait encore
très chaud et nous ne sommes finalement pas mécontents qu'il
n'y ait pas de soleil... d'ailleurs, il pleut... allez, on n'est pas en
sucre, on continue. Le paysage et la vue sur le lac sont très sympathiques,
mais ce qu'on apprécie le plus, c'est de marcher dans la forêt
au milieu des bananiers et plantes tropicales en tout genre.
Après une petite pause au bord du lac pour manger, nous repartons
dans la même direction. Il pleut de nouveau et le chemin devient
de moins en moins balisé. La végétation se densifie
et nous ne sommes plus très sûrs d'être sur le bon
chemin, peu importe c'est ça l'aventure. Nous sommes plus mouillés
par les plantes à hauteur d'homme qui envahissent notre chemin
que par la pluie elle-même qui semble s'être arrêtée.
Nous passons à travers des grandes toiles d'araignées...
beuh, les araignées elle-mêmes, sont énormes !
Après
s'être débattus quelques heures pour sortir de cette maudite
forêt, nous arrivons sur une plage privée au bord du lac.
Les gens nous renseignent, on ne peut accéder chez eux que par
bateau ! Impossible de revenir en arrière, nous décidons
de rejoindre un point d'embarquement par la côte. Pourtant nous
mettons bien longtemps à parcourir quelques mètres tellement
les rochers sont périlleux. Parfois, quand la forêt arrive
directement dans le lac, nous ôtons les chaussures pour marcher
dans l'eau... Tiens quelqu'un arrive en pirogue. Plus par plaisir que
par nécessité, nous acceptons son aide et bien assis au
centre pour ne pas perdre l'équilibre, nous rejoignons le ponton
où nous attendrons la navette qui nous ramènera au début
de la balade.
L'Argentin qui tentait sa chance au Brésil - Mercredi 13 Février
2002 - Cyril

En
nous baladant autours du lac, nous avons rencontré et discuté
avec un Argentin, d'une 30aine d'années. Nous en avions déjà
rencontré auparavant, mais celui-là n'est pas touriste,
il est là au Brésil pour différentes raisons. Il
nous explique que la crise économique sévit dans son pays
: il n'y a plus de travail (plus de 20% de chômage), plus d'argent,
plus d'activité économique... "Je suis venu tenter
ma chance ici, au Brésil".
Arrivé le 30 décembre 2001, il a un permis de séjour
touristique pour 3 mois, jusqu'au 30 mars 2002. Cela fait un mois et demi
qu'il dort sur la plage, cherchant un petit boulot de serveur ou autre.
Il n'a toujours pas trouvé, il lui reste un mois et demi. Avec
ce travail, il pourra demander une permission de séjour plus longue,
et commencer une nouvelle vie. Incroyable, il a gardé l'esprit
de ses grands-parents qui s'étaient expatriés du "vieux
continent" pour tenter leur chance en Amérique latine.
En nous quittant, c'est lui qui nous dit : "Buena suerte!" (bonne
chance!)..Je lui réponds : "igual, amigo, que te vaya todo
bien!". (idem, mon ami, que tout se passe bien pour toi!).
Les favelas, illustration d'une population inégale - Jeudi
14 Février 2002 - Nico

Alors que la fin de notre séjour au Brésil arrive, je voulais
vous faire part d'un de mes principaux points d'étonnement. Dans
toutes les grandes villes, nous avons rencontré ces quartiers que
tout le monde appelle "favelas". C'est d'ailleurs la première
chose que j'ai remarqué en arrivant à Rio de Janeiro, en
plein milieu de la ville, plusieurs collines sont entièrement recouvertes
de maisons de briques empilées les unes sur les autres. Tous les
pauvres de la ville se sont regroupés pour vivre dans cesfavelas,
chacun y a construit sa maison avec des morceaux de tôles ondulées
en guise de toit, ce qui rend l'ensemble très impressionnant de
l'extérieur.
Intrigué
par ces favelas, je me suis renseigné sur la possibilité
d'y rentrer, éventuellement accompagné d'un brésilien.
Tout le monde m'a dit que cela était impossible, personne ne peut
pénétrer dans les favelas. De plus, nayant vraiment
pas l'air d'un brésilien, j'ai toutes les chances de ne pas en
ressortir vivant. A ce point-là, je restais sceptique, mais partout,
on m'a tenu le même discours ; Ces gens là vivent tellement
dans la pauvreté que si un étranger pénètre
dans la favela, il se fait aussitôt agresser. Même en y allant
les poches vides, nous risquerions de le payer d'une balle dans la tête.
Ni la police, ni aucune administration ne peut pénétrer
dans ces quartiers de violence, où circulent librement la drogue
et les armes. C'est d'ailleurs, nous a-t-on dit, un refuge parfait pour
les gros dealers qui peuvent ainsi financer les écoles pour les
enfants des favelas ainsi que des écoles de samba par exemple.
Bien conscient que je ne pourrais pas entrer dans une favela, notre ami
Leo, nous a tout de même emmenés à Belo Horizonte
au pied d'une favela très connue. Il y avait là un minuscule
lac marron, dans lequel se baignaient les enfants alors que les gens plus
riches de la ville faisaient leur footing ou promenaient leur chien. Le
contraste des classes sociales nous a vraiment étonnés,
tout comme le fait de voir des gigantesques villas à un kilomètre
de cette favela.
Protections contre la violence - Jeudi 13 Février - Cyril

Avant
de partir pour l'Uruguay, je voudrais vous parler des protections des
citadins (Rio de Janeiro, Sao Paolo, Belo Horizonte...) contre la violence.
Cette violence, nous ne l'avons pas vue directement (heureusement...)
mais ces précautions sont bien la preuve qu'elle doit être
présente. Les maisons sont protégées par de hauts
murs, eux-mêmes couverts de bris de verre, fils barbelés,
fils électriques. Les maisons de gens plus aisés financièrement
(ou les groupements de maisons) ont toutes un gardien 24h/24. Les fenêtres
sont barricadées, les portes aussi. En voiture, il ne faut pas
s'arrêter aux feux à partir de 21h00, surtout dans des quartiers
proches des Favelas. La condamnation des portes de la voiture est automatique
dès que l'on roule. Même à 10 minutes à pied
de chez soi, il vaut mieux rentrer en taxi, par prudence. Toujours la
prudence
Quand on se balade en ville (pas seulement les touristes, mais aussi les
locaux), il ne faut pas porter de bijoux, montre; il faut avoir les poches
vides.
Nous sommes étonnés par ces préoccupations, mais
pour eux c'est normal... Je suis sûr que c'est "aussi pour
ça" qu'ils envient nos villes européennes.

|
Semaine
précédente
|
|
|
Semaine
suivante
|
|
 |
Sommaire |
|